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Intempéries en Belgique: « Le changement climatique n’est pas en cause »

« Les quantités de précipitations tombées ces derniers jours sont exceptionnelles mais le changement climatique n’est pas en cause », explique Luc Debontridder, climatologue à l’IRM.

Les quantités exceptionnelles de précipitations et les violents orages qui les ont accompagnées ces derniers jours sont dues, selon Luc Debontridder, à la « situation synoptique » à savoir la position des masses d’air au-dessus de notre pays. « Depuis le 27 mai, la Belgique se trouve coincée entre deux zones de haute pression, l’une située au nord et l’autre au sud« , poursuit le climatologue. « La situation se produit rarement et provoque une sorte de climat marécageux: humide, peu de différences de pression et donc peu de vent. Les perturbations s’attardent donc longtemps. » Avec de fortes averses et d’importantes quantités d’eau pour conséquence. « Depuis le 27 mai, des inondations se sont produites tous les jours en Belgique, seule la Côte a été en grande partie épargnée« , ajoute le climatologue.

Les quantités exactes de précipitations diffèrent d’un endroit à l’autre mais plusieurs villes et communes pourront être prises en compte dans le cadre d’une intervention du fonds des calamités. « Les standards pour une reconnaissance sont établis à 30l/m2 en une heure ou 60l/m2 en 24 heures« , explique Luc Debontridder.

Ces valeurs ont été dépassées dans plusieurs régions, selon le climatologue. « Il est ainsi tombé 93 litres en 24 heures à Roulers (Flandre occidentale) et à Lommel dans le Limbourg, il est même tombé plus de 100 litres. »

Le violent orage qui a éclaté mardi soir n’a rien d’exceptionnel non plus selon le scientifique. « C’était un bel orage comme on en voit par une chaude journée d’été. »

Le temps devrait se stabiliser à partir de mercredi. « Le vent change de direction et prend de la vitesse, permettant aux perturbations de s’évacuer« , conclut Luc Debontridder.

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