Des incidents ont eu lieu au cabinet du ministre de la Justice, Koen Geens, à la suite d'une manifestation des agents pénitentiaires. © BELGA

Grève dans les prisons: la N-VA s’en prend aux socialistes

Les incidents qui ont eu lieu au cabinet du ministre de la Justice, Koen Geens, à la suite d’une manifestation des agents pénitentiaires, ont été immédiatement dénoncés fermement par les politiques de la majorité et de l’opposition. La N-VA pointe particulièrement du doigt les partis socialistes du pays qui, de leur côté, appellent au dialogue et fustigent les conséquences de la politique d’austérité du gouvernement.

« Les destructions et la violence ne sont pas permises. La discussion doit primer sinon vous êtes seulement des perdants », a twitté le président du sp.a John Crombez. Pour la N-VA, la condamnation du socialiste est « peu crédible ». Le député nationaliste Werner Janssen accuse le sp.a et le PS « de semer la discorde » et de s’être lancés dans une campagne de « désinformation délibérée ».

Le président du parti nationaliste flamand, Bart De Wever, critique le PS. « La situation dans les prisons est tout sauf optimale, mais il s’agit d’une grève à cause de la politique du PS, un parti qui a été un quart de siècle au pouvoir », a-t-il twitté. « Tout mon soutien aux réformes de Koen Geens. Les actions syndicales violentes d’aujourd’hui sont inacceptables. »

Le président du PS Elio Di Rupo a réagi sur Twitter. « Bart De Wever doit assumer sa responsabilité comme président du premier parti d’un gouvernement qui est en train de tuer justice et services publics », a-t-il estimé. Condamnant toutes formes de violence, M. Di Rupo a reproché au gouvernement Michel de mener « une politique d’austérité inefficace qui place un couteau sur la gorge des gens ».

La cheffe de groupe cdH à la Chambre Catherine Fonck a également condamné les violences mardi au cabinet du ministre de la Justice ainsi que l’attitude du gouvernement dans ce dossier. « Violences au spf #justice sont inacceptables. Mais le #begov retranché dans sa tour « j’ai raison contre tout le monde » l’est tout autant », a-t-elle réagi, également sur Twitter. Pour le parti écologiste Groen, « le dialogue doit venir des deux côtés. Avec cette entrée en force, vous vous mettez hors-jeu ». La présidente du parti Meyrem Almaci et son spécialiste juridique Stefaan Van Hecke dénoncent: « 

Ce n’est plus une action sociale mais du pur vandalisme. Dialoguez s’il vous plaît!  » Le président du CD&V Wouter Beke appelle les syndicats à se mettre « autour de la table. (…) Depuis des semaines, Koen Geens est l’homme du dialogue. Étrange manière de le récompenser ». Le ministre chrétien-démocrate Kris Peeters a pour sa part réagi sur Twitter. « La violence est totalement inacceptable. Des résultats ne peuvent être obtenus qu’à la table des négociations. » Pour la spécialiste de la justice de l’Open VLD, Carina Van Cauter, la violence, « désagréable et inacceptable », ne peut être une réponse à un conflit social.

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