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Fusion des zones de police à Bruxelles: nécessité de poser la question de la plus-value

La coopération entre les zones de police à Bruxelles se déroule bien même si elle peut s’améliorer, a souligné mercredi le directeur-coordinateur de la police fédérale à Bruxelles, Luc Ysebaert, devant la commission de l’Intérieur de la Chambre. A ses yeux, dans le débat sur la fusion des zones de police dans la capitale, il faut se poser la question de la plus-value d’une opération qui serait très lourde à mener et perturbante pour les services de police.

En 1998, dans le cadre de la mise en place la police intégrée, il a été décidé de créer des zones de police à Bruxelles, au nombre de 6 pour 19 communes, qui sont malgré tout parmi les plus grandes du pays. Au fil du temps, des protocoles de coopération ont vu le jour pour organiser le travail, notamment pour le maintien de l’ordre. Ce processus pourrait se poursuivre dans d’autres domaines comme la mobilité, la sécurité routière ou la collaboration avec la police des chemins de fer.

En dix ans, et malgré une augmentation importante de la population, la criminalité a baissé de 20% à Bruxelles, ont fait remarquer aussi bien M. Ysebaert que Charles Picqué, président de la conférence des bourgmestres de Bruxelles.

« La fusion est trop souvent abordée comme une fin en soi. Les choses vont-elles si mal que ça? Je ne le pense pas », a souligné le policier fédéral. Le débat sur la fusion fait surgir plus de questions qu’il n’en résout, estime-t-il. Et dès lors que les marges de collaboration qui restent sont utilisées, une fusion ne « semble pas une nécessité ».

« Il y a moins de risque à améliorer ce qui existe et a déjà été amélioré plutôt que d’aller vers une situation aussi radicale que la fusion », a souligné pour sa part M. Picqué.

L’une des pistes d’amélioration passe par la Région bruxelloise, a plaidé le professeur Dirk Van Daele (KULeuven). Dans le cadre de la 6e réforme de l’Etat, l’institution a reçu plus de compétences en matière de sécurité, que ce soit dans le chef du ministre-président, par l’élaboration d’un plan régional de sécurité ou la création de Bruxelles Prévention Sécurité (BPS).

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