© Belga

Disparition d’un enfant de quatre ans : il a été retrouvé mort aux Pays-Bas

Un enfant de quatre ans porté disparu, Dean Verberckmoes, a été retrouvé sans vie dans la province de Zélande aux Pays-Bas, confirment la police néerlandaise et le parquet de Flandre orientale lundi soir.

Le corps de l’enfant a été retrouvé vers 22H00 dans le village de Vrouwenpolder. Une scène de crime potentielle avait été repérée au cours de l’enquête, selon la police néerlandaise. « L’équipe des détectives avec le soutien de plusieurs agents ont procédé à des fouilles dans les environs de Vrouwenpolder. Un hélicoptère de la police a aussi été affrété pour dégager une meilleure image de l’environnement. Vers 22H00, ils ont découvert le corps sans vie d’un enfant », a expliqué la police néerlandaise.

Un médecin légiste va examiner le corps de la victime pour déterminer les causes du décès et toutes autres traces seront aussi analysées par le laboratoire. La mère de la victime a été informée du décès et elle est assistée par l’aide aux victimes.

Dans la journée, un trentenaire qui était porté disparu avec cet enfant, Dave De Kock, a été interpellé aux Pays-Bas, ont annoncé dans la soirée le parquet de Flandre orientale et la police néerlandaise. Celui-ci devra à nouveau être entendu, a confirmé le parquet qui ne fournit pas d’autre détail.

Dimanche, il était déjà établi que Dave De Kock et Dean Verberckmoes se trouvaient aux Pays-Bas, selon la police du pays. « Dès que la police locale a reçu l’information depuis la Belgique que l’homme de 34 ans et un garçon de 4 ans se trouvaient peut-être aux Pays-Bas, la police sous la direction de l’officier de justice de Breda a entamé une enquête. Une large équipe de détectives a directement commencé ses recherches pour le duo porté disparu. Des techniques spéciales d’investigation ont été utilisées, de même que le visionnage d’images de caméra, et l’analyse des traces. Un hélicoptère de la police a aussi été associé à l’enquête », a encore décrit la police néerlandaise.

Dave De Kock a été appréhendé vers 14h15 lundi sur base d’un signalement d’une situation suspecte. L’audition du suspect n’a pas permis de déterminer où se trouvait l’enfant et une alerte pour disparition d’enfant a été diffusée.

Les détectives ne peuvent pas encore confirmer si M. De Kock a fait des aveux ou les a menés au corps.

Dave De Kock avait été condamné en février 2010 par le tribunal correctionnel de Turnhout à 10 ans de prison pour des faits de maltraitance envers un enfant ayant provoqué la mort d’un bambin de deux ans. « Il a purgé sa peine qui a pris fin en décembre 2018 », a précisé le parquet.

Le trentenaire sera maintenant vraisemblablement accusé de l’enlèvement et du meurtre de Dean Verberckmoes. Il sera à nouveau interrogé aux Pays-Bas et la justice belge demandera ensuite sa remise via un mandat d’arrêt européen.

Dave De Kock n’avait pu être placé en institution psychiatrique par manque de places

Dave De Kock avait fait l’objet lors de sa première détention en prison d’une demande de placement en institution psychiatrique, mais cela n’avait pu être concrétisé par manque de places, a indiqué mardi le ministre belge de la Justice, Vincent Van Quickenborne (Open Vld).

En 2010, l’intéressé avait déjà été condamné à une peine de prison de dix ans pour la mort en 2008 d’un petit garçon de 2 ans de Ravels, localité frontalière avec les Pays-Bas. De Kock a purgé l’intégralité de sa peine pour ces faits, si bien qu’après sa libération en 2018, plus aucune mesure judiciaire ne lui était imposable, a expliqué mardi matin le ministre sur les ondes de la VRT radio. Lors de son incarcération à la prison de Tilburg (Pays-Bas), il avait été demandé que De Kock soit placé en institution psychiatrique. « Mais il n’y avait à l’époque pas de places, avec pour conséquence que la justice a décidé de le déplacer vers une autre prison, celle de Ruiselede (en Belgique, ndlr), où il avait suivi un programme pour se défaire de son assuétude aux drogues ».

« Le grand problème dans notre pays, c’est que les cas psychiatriques à hauts risques, donc des personnes avec un très lourd passé judiciaire, sont bien souvent tout simplement privées de tout placement car leur casier judiciaire est trop lourd et qu’aucune place n’est prévue pour pareil cas. Nous avons depuis lors investi dans la construction de centres psychiatriques d’internement. Nous devrions aussi avoir des places dans des institutions psychiatriques hautement sécurisées pour des condamnés avec des profils lourds de ce type », a plaidé le ministre. À ses yeux, davantage de moyens devraient d’ailleurs être investis dans ces infrastructures, de même que dans les soins spécifiques pour ces personnes.

Partner Content