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Coronavirus dans les écoles: voici les nouvelles règles de quarantaine

Le Vif

Les ministres de la Santé ont décidé mercredi soir de lever l’obligation de fermer une classe dès que celle-ci compte quatre enfants contaminés au coronavirus, a-t-on appris de source gouvernementale.

La mesure entre en vigueur avec effet immédiat.

La décision de fermer localement une classe pourra néanmoins toujours être prise, soit par les services de Promotion de santé à l’école, ou la direction en fonction des réalités de terrain.

Par ailleurs, la conférence interministérielle (CIM) Santé a décidé mercredi de suivre la proposition du ministre fédéral Frank Vandenbroucke concernant les quarantaines. Contrairement à la règle en vigueur jusqu’ici, les enfants ne devront dorénavant plus se mettre obligatoirement en quarantaine lorsqu’ils auront eu un contact à haut risque dans leur milieu familial.

Ceux-ci pourront donc continuer à fréquenter leur école ou leur crèche, pour autant qu’ils n’aient pas de symptômes ni qu’ils soient testés positifs.

« Cela n’est possible qu’à la condition que les écoles continuent à recommander vivement l’utilisation régulière des autotests chez les enfants », selon un communiqué de la CIM diffusé mercredi soir. Celui-ci ne dit rien en revanche quant à une intervention publique pour aider les parents à acquérir ces autotests à moindre frais.

Pour leurs autres activités (mouvements de jeunesse, etc.), les enfants ayant eu un contact à haut risque dans le cadre familial devront toutefois toujours se mettre en quarantaine.

Par ailleurs, dans l’enseignement secondaire et fondamental, la recherche des contacts au sein des écoles par les PSE n’a plus lieu (tel que déjà d’application précédemment en Fédération Wallonie-Bruxelles). Selon les mêmes règles que pour les adultes, le suivi des contacts régulier chez ces jeunes pour des contacts en dehors de l’école se poursuit.

Hormis la levée de l’obligation de fermeture de classe, les autres mesures seront d’application à compter du 3 février prochain.

L’adoption de ces nouvelles mesures fait suite à la paralysie grandissante du système scolaire en raison du déferlement du variant Omicron. Selon les acteurs de l’école, avec les mesures jusqu’ici en place, le système scolaire était tout bonnement menacé « d’effondrement » vu le grand nombre d’élèves en quarantaine, de profs absents et de classes fermées dès quatre cas positifs en son sein.

Rien que dans l’enseignement catholique francophone, « une centaine d’écoles » sont actuellement fermées dans le fondamental, et « une dizaine d’écoles secondaires« , a constaté mercredi matin au micro de Bel RTL le directeur général du Segec (Secrétariat général de l’enseignement catholique) Etienne Michel. « La situation s’est fortement aggravée ces deux dernières semaines. (…) On est aujourd’hui à 28% d’élèves absents et 21% d’enseignants, dans le fondamental« , ajoute-t-il.

En Flandre, selon le ministre N-VA, 102 écoles ont été fermées (67 écoles secondaires et 35 écoles de l’enseignement primaire) « soit parce que la sécurité est menacée par le nombre d’infections, soit parce que la qualité de l’enseignement est menacée ».

Problème de remplacements des enseignants

Les ministres de la Santé se réunissent à nouveau en cette fin de journée avec leurs homologues en charge de l’Éducation, justement pour se pencher sur les règles sanitaires autour de l’école, qui apparaissent intenables avec la multiplication des cas positifs et quarantaines due au variant omicron. « Tout le monde s’attend à ce que les règles de quarantaine soient modifiées« , confirme en matinée Etienne Michel, toujours sur Bel RTL.

Ce dernier pointe cependant que ce ne sera pas suffisant pour résoudre le problème de remplacement des enseignants, qui actuellement prend trop de temps. « Dans le secondaire il y a des problèmes de titres. On pourrait décider de suspendre temporairement l’application de règles extrêmement rigides » autour des titres, suggère le directeur général du Segec

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