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Charles Michel veut un « Brexit intelligent »

Le Premier ministre Charles Michel a dit espérer « un Brexit intelligent » qui préserverait les intérêts économiques du Royaume-Uni, de l’UE et de la Belgique, a-t-il indiqué à l’issue de sa rencontre « fructueuse et intense » avec son homologue britannique Theresa May.

Celle-ci a confirmé son intention d’invoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenchera la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’UE, avant la fin mars 2017.

Le Premier ministre belge a plaidé pour un « Brexit intelligent », « en se fondant sur les faits, en étant rationnels », qui préserverait les intérêts économiques de l’UE, du Royaume-Uni, quatrième partenaire économique de la Belgique, et de la Belgique. « En même temps, ce Brexit ne doit pas être un point de départ pour un démantèlement de l’UE, ne doit pas donner de mauvaises idées à d’autres pays européens à un moment où l’Europe a besoin d’unité », a mis en garde Charles Michel, qui s’est réjoui d’avoir obtenu « plus de clarté » sur les intentions britanniques et sur le timing.

Charles Michel a constaté « la volonté forte de maintenir des principes comme la liberté de circulation, comme la capacité de faire en sorte qu’on puisse travailler partout dans l’Union européenne ». Le Premier ministre a eu l’occasion de rappeler la position de la Belgique concernant la libre circulation dans l’UE. « Je pense qu’on ne peut pas avoir un accès au marché intérieur et bénéficier de tous les avantages de la participation à l’UE sans assumer un certain nombre de contraintes », a-t-il rappelé. Theresa May a pris acte de la position belge, a indiqué M. Michel. « Il y a une prise de conscience en Grande-Bretagne qu’il faudra compter avec ce principe-là durant les négociations, et il va falloir être créatif si on veut trouver une formule qui permet de conjuguer des principes qui, au premier regard, sont contradictoires. »

Le Premier ministre a relevé aussi la « très grande conviction du côté britannique que la relation avec la Belgique est bonne et doit rester bonne parce qu’il y a un intérêt économique mutuel ». La rencontre, qui a duré environ 45 minutes, a encore permis d’aborder les grands sujets internationaux, comme la situation en Syrie et en Libye, les relations avec la Russie, et la lutte contre le terrorisme.

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