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Bouchez : Une réforme de l’Etat, seulement à long terme

Une réforme communautaire majeure ne peut être une condition préalable à la formation d’un nouveau gouvernement fédéral, a affirmé mardi le président du MR, Georges-Louis Bouchez, à sa sortie d’une audience au Palais royal dans le cadre des consultations entamées par le roi Philippe en vue d’un déblocage de la situation politique au fédéral.

« Ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire en quelques jours ou quelques semaines », a-t-il ajouté devant les journalistes, en qualifiant la piste d’un gouvernement d’urgence.

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a affirmé mardi soir que l’impasse actuelle démontre que le pays est devenu ingouvernable et a besoin de réformes.

M. Bouchez lui a rétorqué mardi en appelant à « ne pas tomber dans la dramatisation ». « Mais il est grand temps d’agir » pour former un « gouvernement stable » « le plus rapidement possible ». « Il ne faut pas ajouter des dossiers qui rendent les choses plus compliquées », a-t-il souligné.

Le président des libéraux francophones – qui s’est déjà déclaré « unitariste » à titre personnel – a toutefois souligné qu’il n’y a pas de « tabous » communautaires dans les négociations à venir, « que ce soit maintenant ou un peu plus tard ».

Selon M. Bouchez, tous les partis s’accordent sur une nécessaire « modernisation de l’Etat ». « Mais cela sera sans doute pour 2024 », a-t-il estimé.

Le président du MR a jugé que la confection d’un budget était une « priorité ».

Le Roi a reçu mardi successivement le président du sp.a, Conner Rousseau, M. Bouchez et les deux co-présidents d’Ecolo, Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane.

La journée de mercredi sera consacrée à des audiences accordées aux présidents du PS, Paul Magnette, et de DéFI, François De Smet (Défi), en matinée, et à ceux du CD&V, Joachim Coens, et de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten (présidente sortante), dans l’après-midi.

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