Au moment de la démission ministérielle, le MR semblait trop petit pour Jean-Luc Crucke et Georges-Louis Bouchez. Le western libéral n’est finalement pas terminé... © belga image

Bouchez adresse un nouvel et ultime avertissement à Crucke

Le Vif

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a prévenu dimanche sur deux plateaux télévisés le député et ex-ministre wallon Jean-Luc Crucke de possibles conséquences de ses propos critiques à l’égard de son chef de file, l’avertissant que « c’est la dernière fois ».

« Oui à la liberté d’expression, non à la chienlit, à l’irrespect et à la déloyauté« , a-t-il affirmé lors de l’émission C’est pas tous les jours dimanche de la chaîne privée RTL, confirmant des propos du même cru tenus sur la chaîne publique flamande VRT.  « C’est la dernière fois qu’une telle déclaration est possible », a lancé M. Bouchez lors de l’émission De Zevende Dag. « Je suis pour la liberté d’expression, mais je ne peux pas accepter le manque de respect », a-t-il ajouté.

M. Crucke, qui a renoncé au poste de juge à la Cour constitutionnelle que lui réservait le MR, a annoncé la création d’un mouvement progressiste « C.l.é.s. » (pour Cercles libéraux, économiques et sociaux) autour du climat, tout en restant député MR. Et jeudi, il a comparé M. Bouchez à l’ancien président américain Donald Trump lors de l »émission Villa Politica de la VRT, ajoutant qu’il ne pensait pas que ce soit la direction (plus droitière) que le parti devrait prendre à l’avenir.

 « Indépendamment de ce qu’il (M. Crucke) dit de ma personne, il a pris des positions qui sont contraires à la ligne du parti, ligne arrêtée en bureau », comme sur le dossier nucléaire, a affirmé le président des libéraux francophones sur RTL. « Pour être très clair, c’est la dernière fois qu’une telle attitude peut être tolérée », a-t-il averti, en « invitant » M. Crucke « à respecter ses collègues, son parti » et « à être loyal au parti qui lui a permis de faire le parcours qui est le sien ».

« Il est par ailleurs député wallon et à ce titre-là j’attends qu’il exerce le mandat pour lequel il est payé », a encore dit M. Bouchez, sans répondre à une question sur une possible exclusion de celui qu’il ne considère pas comme un « rival ».

« Comme président de parti, je dois faire respecter une ligne claire (…). Si vous ne partagez plus les positions de votre parti, vous devez en tirer les conséquences. Donc j’attends du respect et de la loyauté par rapport au travail que nous faisons ».

   Les relations entre le président des libéraux francophones et l’ex-ministre étaient tendues déjà avant la démission du second, le 10 janvier dernier après des désaccords avec des députés MR et M. Bouchez à propos de son projet de réforme fiscale en Wallonie. Il avait alors affirmé que ses convictions, bien que libérales, n’étaient « plus en adéquation avec la ligne » du MR.

   M. Crucke avait, dans un premier temps, accepté la proposition de M. Bouchez de devenir juge à la Cour constitutionnelle, avant de se rétracter et de permettre au MR de proposer la candidature de la députée fédérale Kattrin Jadin.

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