La crise du fipronil a affecté 17 pays européens. © Patrick Huisman/belgaimage

2017, l’année de la crise du fipronil

Christophe Leroy
Christophe Leroy Journaliste

Jusqu’au 20 juillet 2017, peu de monde connaissait l’existence du fipronil, cet insecticide modérément toxique pour l’homme, banni en principe pour l’élevage destiné à la consommation en Europe. Ce jour-là, pourtant, la Belgique alerte la Commission européenne d’une potentielle contamination d’oeufs traités au fipronil.

Au coeur du scandale naissant, l’entreprise Poultry-Vision, en province d’Anvers. Celle-ci est pointée du doigt pour avoir commercialisé massivement un produit contaminé par cette substance, qui vise à éradiquer le pou rouge. Rapidement, les Pays-Bas et l’Allemagne rappellent des millions d’oeufs par précaution.

Chez nous, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, l’Afsca, avertie dès le mois de juin, est critiquée pour son manque de réactivité. Mais elle tient à rassurer les consommateurs : aucun oeuf en rayon ne peut être contaminé. Cependant, les activités de plusieurs élevages belges sont provisoirement bloquées dans l’attente des résultats d’analyses.

En août, l’Afsca confirme que les seuils européens en matière de santé publique n’ont pas été dépassés, même si trois enseignes belges retireront finalement certains oeufs de la vente, en vertu du principe de précaution. Au total, 17 pays européens sont affectés par la crise des oeufs contaminés. Montant de la facture pour le secteur avicole belge : environ 21 millions d’euros.

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