Lorsqu'il a été réélu en 2009 lors d'un congrès à Bonn, Wilfried Martens n'avait laissé planer aucun doute sur le fait qu'il s'agirait de son dernier mandat de président. Mais trois ans plus tard, l'ancien Premier ministre se laisse à nouveau embarquer dans l'aventure pour trois ans. "Cela n'a pas été une décision facile", a-t-il confié. "Je l'ai fait parce que des hommes politiques éminents au sein du PPE insistaient fortement. Nous sommes à dix-huit mois des élections et changer de présidence maintenant est une entreprise très périlleuse." Les chrétiens-démocrates et conservateurs ont beaucoup à perdre lors du scrutin de 2014. Force dominante au sein des institutions européennes, le PPE risque de payer cher les assainissements et réformes impopulaires dans de nombreux Etats-membres. "Je prends un gros risque, en tant que président de ce parti, de porter cette responsabilité en vue des élections. J'aurais pu partir en beauté, mais je mets la beauté entre guillemets. On aurait pu me reprocher d'abandonner le parti, et je n'ai pas voulu faire ça", conclut Wilfried Martens. (GUILLAUME HORCAJUELO)

Lorsqu'il a été réélu en 2009 lors d'un congrès à Bonn, Wilfried Martens n'avait laissé planer aucun doute sur le fait qu'il s'agirait de son dernier mandat de président. Mais trois ans plus tard, l'ancien Premier ministre se laisse à nouveau embarquer dans l'aventure pour trois ans. "Cela n'a pas été une décision facile", a-t-il confié. "Je l'ai fait parce que des hommes politiques éminents au sein du PPE insistaient fortement. Nous sommes à dix-huit mois des élections et changer de présidence maintenant est une entreprise très périlleuse." Les chrétiens-démocrates et conservateurs ont beaucoup à perdre lors du scrutin de 2014. Force dominante au sein des institutions européennes, le PPE risque de payer cher les assainissements et réformes impopulaires dans de nombreux Etats-membres. "Je prends un gros risque, en tant que président de ce parti, de porter cette responsabilité en vue des élections. J'aurais pu partir en beauté, mais je mets la beauté entre guillemets. On aurait pu me reprocher d'abandonner le parti, et je n'ai pas voulu faire ça", conclut Wilfried Martens. (GUILLAUME HORCAJUELO)