"L'arrestation de Mohamed Saleh Alhoumekani en août dernier à Sanaa est un traquenard destiné à le livrer au régime djiboutien, pour calomnie envers le chef d'Etat. Le Yémen n'extrade toutefois pas ses ressortissants et il était question que les autorités yéménites libèrent M. Alhoumekani aujourd'hui car le dossier est vide de charges", explique l'avocat Mischaël Modrikamen, conseil de la famille de M. Alhoumekani. "J'ai écrit au ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders, afin qu'il accorde la protection diplomatique à M. Alhoumekani, qui est un ressortissant belge. Je n'ai obtenu aucune réponse et constate l'inertie des autorités belges", a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est réfugié politique en Belgique depuis une dizaine d'années, est un témoin clé dans le dossier de l'assassinat du juge français Borrel, en 1995 à Djibouti. A l'époque, Djibouti avait conclu à un suicide, mais l'enquête française avait privilégié la thèse de l'assassinat. Des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage. (Belga)

"L'arrestation de Mohamed Saleh Alhoumekani en août dernier à Sanaa est un traquenard destiné à le livrer au régime djiboutien, pour calomnie envers le chef d'Etat. Le Yémen n'extrade toutefois pas ses ressortissants et il était question que les autorités yéménites libèrent M. Alhoumekani aujourd'hui car le dossier est vide de charges", explique l'avocat Mischaël Modrikamen, conseil de la famille de M. Alhoumekani. "J'ai écrit au ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders, afin qu'il accorde la protection diplomatique à M. Alhoumekani, qui est un ressortissant belge. Je n'ai obtenu aucune réponse et constate l'inertie des autorités belges", a-t-il ajouté. Mohamed Saleh Alhoumekani, qui est réfugié politique en Belgique depuis une dizaine d'années, est un témoin clé dans le dossier de l'assassinat du juge français Borrel, en 1995 à Djibouti. A l'époque, Djibouti avait conclu à un suicide, mais l'enquête française avait privilégié la thèse de l'assassinat. Des témoignages, dont celui de M. Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Guelleh et son entourage. (Belga)