Depuis quelques années, l'agriculteur était dans le collimateur de l'Agence Fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) pour ne pas avoir identifié certains de ses animaux. Les primes, dont il avait droit dans le cadre de la politique agricole commune, avaient été suspendues par la Région wallonne. Considéré comme un "marginal" dans son village, le fermier a fait l'objet de plusieurs dénonciations anonymes. Il avait notamment refusé d'apporter des soins à une vache qui souffrait d'une patte cassée. La bête est restée sans soins durant cinq jours dans une prairie. "Le vétérinaire était en congé", s'était défendu le fermier lors de l'audience. Lors d'une visite de l'Afsca, en 2012, il avait interdit l'accès à son domaine. Les enquêteurs avaient remarqué que les animaux étaient mal nourris et n'avaient pas accès à un point d'eau. Depuis 2009, l'Afsca lui avait infligé plusieurs amendes que l'agriculteur a refusé de payer car il se trouve en médiation de dettes. Son médiateur financier a déposé une requête de mise en vente de l'exploitation agricole, selon l'avocat de la défense. L'agriculteur regrette de devoir mettre fin à sa passion mais les différentes charges portées contre lui l'ont noyé un peu plus chaque jour.