Selahattin Demirtas, le co-président du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), une formation qui occupe une vingtaine de sièges au Parlement turc (sur 550), a souligné que si lui et l'autre co-président du BDP, Mme Gülten Kisanak, obtenaient une autorisation, "un important pas sera franchi" pour l'arrêt des grèves de la faim, observés depuis 46 jours par environ 700 détenus. Des élus, maires ou parlementaires, souvent des cadres du BDP, mais aussi des prévenus poursuivis pour liens avec la rébellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) sont en grève. Ils sont mobilisés autour du sort d'Öcalan, dont ils demandent la libération. Jeudi, à la veille de la fête musulmane du sacrifice, le ministre de la Justice, Sadullah Ergin, a rendu une visite inattendue à des grévistes incarcérés dans une prison d'Ankara, et lancé un émouvant appel pour l'arrêt de leur mouvement. "Pour le bien de votre corps, de votre santé, de vos familles qui pensent à vous: renoncez à cette action", a déclaré le ministre. Le ministre a souligné que bientôt les accusés kurdes pourraient avoir le droit de se défendre en leur langue maternelle devant les tribunaux, l'une des revendications des grévistes. Il n'a cependant rien promis quant à leur autre revendication portant sur l'autorisation de la langue kurde dans tous les lieux publics, une demande difficile à satisfaire, même si d'important progrès ont été réalisés ces dix dernières années en faveur des droits culturels des Kurdes. (JAV)

Selahattin Demirtas, le co-président du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), une formation qui occupe une vingtaine de sièges au Parlement turc (sur 550), a souligné que si lui et l'autre co-président du BDP, Mme Gülten Kisanak, obtenaient une autorisation, "un important pas sera franchi" pour l'arrêt des grèves de la faim, observés depuis 46 jours par environ 700 détenus. Des élus, maires ou parlementaires, souvent des cadres du BDP, mais aussi des prévenus poursuivis pour liens avec la rébellion du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) sont en grève. Ils sont mobilisés autour du sort d'Öcalan, dont ils demandent la libération. Jeudi, à la veille de la fête musulmane du sacrifice, le ministre de la Justice, Sadullah Ergin, a rendu une visite inattendue à des grévistes incarcérés dans une prison d'Ankara, et lancé un émouvant appel pour l'arrêt de leur mouvement. "Pour le bien de votre corps, de votre santé, de vos familles qui pensent à vous: renoncez à cette action", a déclaré le ministre. Le ministre a souligné que bientôt les accusés kurdes pourraient avoir le droit de se défendre en leur langue maternelle devant les tribunaux, l'une des revendications des grévistes. Il n'a cependant rien promis quant à leur autre revendication portant sur l'autorisation de la langue kurde dans tous les lieux publics, une demande difficile à satisfaire, même si d'important progrès ont été réalisés ces dix dernières années en faveur des droits culturels des Kurdes. (JAV)