Tout sur Yves Leterme

Depuis que Koen Geens a été chargé d'une mission royale, il semble que le CD&V soit de retour. Les démocrates-chrétiens continuent à jouer dans la cour des grands. Peu à peu ils font ce qu'ils faisaient autrefois : diriger.

Didier Reynders a reçu le poste européen qu'il ambitionnait depuis 5 ans. Pendant deux décennies, il a été l'un des acteurs centraux de la vie politique belge, que ce soit au gouvernement fédéral ou à la tête des libéraux francophones. Si sa maîtrise des dossiers a toujours été saluée, son style parfois grinçant et peu consensuel ne lui a pas valu que des amis.

Il y a dix ans, le couplage des élections fédérales et régionales était présenté comme une solution pour éviter l'instabilité politique, et était intégré à la sixième réforme de l'Etat. Deux scrutins plus tard (2014 et 2019), presque tout le monde en est revenu. De nouvelles élections législatives pourraient à nouveau dissocier les calendriers des Régions et de l'Etat fédéral.

Une coalition avec l'extrême droite n'est pas envisageable en Flandre car les partis traditionnels continuent à tenir au cordon sanitaire, a analysé mardi matin Bart Maddens sur les ondes de Radio 1. Selon le politologue flamand, "il manque un leadership au sein des partis traditionnels pour prendre une décision aussi historique" que celle de briser le cordon qui isole le Vlaams Belang.

L'ancien Premier ministre Yves Leterme (CD&V) estime que Hilde Crevits ne constitue pas la meilleure option pour prendre la présidence des chrétiens-démocrates flamands, a-t-il déclaré samedi dans les colonnes de Het Laatste Nieuws. Au vu des résultats du CD&V aux dernières élections, il préconise "une vraie prise de risque".

Non seulement le gouvernement Michel est minoritaire et en affaires courantes, mais les partenaires MR et Open VLD ne sont pas sur la même longueur d'onde quant à la liste des articles de la Constitution qui pourraient être revus au cours de la prochaine législature.