Tout sur Yves Coppieters

Dans une carte blanche publiée par Le Soir, les experts Nathan Clumeck, Marius Gilbert et Leila Belkhir plaident en faveur d'une stratégie différente pour sortir la Belgique de la crise du coronavirus. Pour le professeur Pierre-François Laterre, chef du service des soins intensifs des cliniques Saint-Luc, " il ne sert à rien de continuer à confiner ".

Il est impossible pour le moment de déterminer si la Belgique reste sur un plateau concernant la progression du coronavirus ou si la récente hausse des chiffres de l'épidémie représente le début d'une courbe exponentielle, a indiqué vendredi l'épidémiologiste Yves Coppieters sur le plateau de la RTBF. Selon lui, la question ne sera pas non plus tranchée dans une semaine.

Les différents gouvernements du Royaume se réunissent ce vendredi en Comité de concertation . Pour faire face à la seconde vague, ce comité a instauré un reconfinement. Existe-t-il encore d'autres moyens d'endiguer l'épidémie?

Qui dit plus d'infectés dit aussi plus de guéris. Les personnes qui ont contracté la Covid-19 ont a priori développé une immunité protectrice, au moins pour quelques mois. Faut-il dès lors les soumettre aux mêmes restrictions de libertés? La question dérange, scientifiquement, politiquement et socialement.

La situation est critique dans les hôpitaux belges qui se voient submergés de patients atteints de coronavirus, et si la tendance d'hospitalisations se poursuit, les soins intensifs arriveront à saturation le vendredi 6 novembre. " Si vous ne voulez pas qu'il y ait des chaises vides à Noël, arrêtez maintenant ", implore Sabeth De Waele, chef de service des soins intensifs à l'UZ Brussel.

Le tour de vis annoncé le 16 octobre par le gouvernement est sévère, notamment pour l'Horeca et pour notre vie sociale. Il est justifié par la propagation galopante du virus. Suffira-t-il à éloigner le spectre d'un reconfinement pur et dur?