Tout sur YPG

L'agence de presse étatique turque a affirmé mardi que les Etats-Unis avaient commencé à construire deux bases dans la région de Minbej (nord de la Syrie), et envoyé des renforts militaires dans cette ville stratégique syrienne qu'Ankara menace d'attaquer pour en déloger une milice kurde.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'en est vertement pris dimanche à l'Otan, lui reprochant de ne pas soutenir l'opération militaire turque engagée en Syrie contre des milices kurdes.

La Turquie a déployé des unités des forces spéciales de la police dans le nord-ouest de la Syrie en prévision d'affrontements urbains contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), a annoncé lundi le gouvernement.

Le Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) a négocié, l'année dernière, avec le groupe Kurde YPG pour leur fournir des vêtements de combat. L'action sera, in fine avortée, mais le SGRS a aussi organisé des séances d'entraînement et de techniques de tir pour des dizaines de combattants kurdes, a appris le Knack de plusieurs sources bien informées. Tout indique que l'affaire était l'une des raisons de la démission du général Eddy Testelmans en juin 2017.

Les Kurdes de Syrie, dont l'enclave d'Afrine est bombardée depuis une semaine par la Turquie, ont bénéficié du chaos du conflit syrien pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu'ils contrôlent dans le nord et le nord-est du pays. Ils ont adopté une position de "neutralité" envers le pouvoir et la rébellion au début de la guerre.

L'armée turque mène depuis samedi dans le nord de la Syrie une offensive aérienne et terrestre contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qu'elle considère comme "terroriste", mais qui est soutenue par Washington contre les jihadistes.

Le journaliste français Loup Bureau devrait regagner Paris d'ici dimanche matin après plus de cinquante jours d'incarcération dans une prison turque, sous l'accusation d'appartenance à "une organisation terroriste armée", a-t-on appris auprès de ses proches.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a accueilli mardi à la Maison Blanche son homologue turc Recep Tayyip Erdogan pour un premier tête-à-tête délicat sur fond de désaccords sur la question des milices kurdes syriennes.