Tout sur Yémen

Bien que Knack, Le Soir et la VRT aient démontré il y a neuf mois que la Garde nationale saoudienne combattait au Yémen avec des armes belges, le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) a décidé de continuer à fournir des armes. Les partenaires de la coalition, Ecolo et MR, ne semblent pas au courant de cette décision.

Il y a environ un an, la Belgique entamait son sixième mandat en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies sous la devise " Bâtir le consensus, agir pour la paix ". À partir du 1er février, la Belgique présidera pour un mois le Conseil de Sécurité, l'organe chargé de maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Que peut-on attendre de notre pays à la tête de la plus puissante instance de l'ONU ?

Un colosse aux pieds d'argile, assis sur un tas d'or, tiraillé entre ses rêves de puissance et la peur que lui inspire l'Iran chiite, rival exécré... Les attaques lancées le 14 septembre sur le champ pétrolier de Khurais et l'usine d'Abqaiq, deux des fleurons de la société d'Etat Aramco, jettent une lumière crue sur les failles et les faiblesses de l'Arabie saoudite. Et pas seulement parce que l'assaut combiné - drones et missiles de croisière - aura un temps amputé de moitié la production du premier exportateur mondial, embrasant les cours du brut.

La Libye, la Syrie et le Yémen ayant sombré dans la guerre civile, l'Egypte ayant transité d'une dictature militaire à une autre, la Tunisie reste le seul théâtre des " printemps arabes " où l'ancrage durable d'une démocratie est encore envisageable aujourd'hui. Le premier tour des deuxièmes élections présidentielles au suffrage universel organisées depuis la chute du potentat Zine el Abidine ben Ali en 2011 laisse toutefois perplexe sur son implantation.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, investi mercredi chef du Conseil souverain chargé de piloter la transition au Soudan, a longtemps été un inconnu du grand public, qui est resté discret après avoir été propulsé par l'armée à la tête de l'Etat dès avril.

En réduisant leur présence militaire dans la coalition formée avec Riyad pour combattre au Yémen, les Emirats arabes unis illustrent les divergences de stratégies des deux pays et les ambitions d'Abou Dhabi sur le golfe d'Aden.