Tout sur Yémen

La moitié de la population yéménite est en insécurité alimentaire, s'alarme Handicap International vendredi dans un nouveau rapport sur les bombardements et leurs conséquences sur la population de ce pays enlisé dans un conflit meurtrier. L'organisation appelle les États, dont la Belgique, à soutenir une déclaration politique forte visant à mettre fin aux souffrances causées par les armes explosives.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a affirmé jeudi au Conseil de sécurité faire de "très bons progrès" vers un cessez-le-feu général dans le pays, où les combats se poursuivent malgré la pandémie de coronavirus.

Bien que Knack, Le Soir et la VRT aient démontré il y a neuf mois que la Garde nationale saoudienne combattait au Yémen avec des armes belges, le ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) a décidé de continuer à fournir des armes. Les partenaires de la coalition, Ecolo et MR, ne semblent pas au courant de cette décision.

Il y a environ un an, la Belgique entamait son sixième mandat en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies sous la devise " Bâtir le consensus, agir pour la paix ". À partir du 1er février, la Belgique présidera pour un mois le Conseil de Sécurité, l'organe chargé de maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Que peut-on attendre de notre pays à la tête de la plus puissante instance de l'ONU ?

Un colosse aux pieds d'argile, assis sur un tas d'or, tiraillé entre ses rêves de puissance et la peur que lui inspire l'Iran chiite, rival exécré... Les attaques lancées le 14 septembre sur le champ pétrolier de Khurais et l'usine d'Abqaiq, deux des fleurons de la société d'Etat Aramco, jettent une lumière crue sur les failles et les faiblesses de l'Arabie saoudite. Et pas seulement parce que l'assaut combiné - drones et missiles de croisière - aura un temps amputé de moitié la production du premier exportateur mondial, embrasant les cours du brut.

La Libye, la Syrie et le Yémen ayant sombré dans la guerre civile, l'Egypte ayant transité d'une dictature militaire à une autre, la Tunisie reste le seul théâtre des " printemps arabes " où l'ancrage durable d'une démocratie est encore envisageable aujourd'hui. Le premier tour des deuxièmes élections présidentielles au suffrage universel organisées depuis la chute du potentat Zine el Abidine ben Ali en 2011 laisse toutefois perplexe sur son implantation.