Tout sur Winston Churchill

Le 30 janvier 2017, j'ai écrit ici pour la première fois " Elio Di Rupo doit démissionner". Aujourd'hui, je redemande sa démission. Les raisons invoquées l'année passée restent valables ainsi que celles qui viennent s'ajouter depuis lors. Quand on n'est pas à la hauteur des enjeux, on démissionne.

Il y a environ septante ans, le plus britannique des Britanniques - Winston Churchill - appelait l'Europe à s'unifier. Qu'il ait été entendu, malgré les blessures encore vives de l'immédiat après-guerre, doit beaucoup à la peur qu'inspirait, à l'époque, l'ogre soviétique et au désir ardent d'éviter à tout prix une troisième déflagration.

Nous sommes en 1946. Winston Churchill n'est plus Premier ministre. Après avoir incarné la résistance aux puissances de l'Axe, après avoir gagné la Seconde Guerre mondiale en coalisant Américains et Russes, après avoir libéré l'Europe des nazis, il est renvoyé à ses études aux élections de 1945.

Dans L'Europe en enfer (Seuil), premier volume d'une histoire du Vieux Continent au XXe siècle, le Britannique Ian Kershaw raconte les deux guerres et leur cortège de violences. Il y décrit aussi la naissance difficile de l'idée d'union européenne, ainsi que les rivalités qui rendent ce projet encore si fragile.

Il s'agit de rabaisser le rôle héroïque de la Résistance pour mieux la mettre sur la touche. Les Alliés n'attendent que cela : ils n'hésitent pas à classer la Belgique aux côtés de l'Italie et de la Grèce "parmi les pays instables nécessitant une assistance politique et militaire".

La stupidité humaine et les gaffes qui l'accompagnent datent de toutes les époques. Parfois, elles ont changé le monde, au point que les conséquences se font encore sentir aujourd'hui. L'écrivain flamand Herman Boel s'est plongé dans l'histoire et a sélectionné 444 gaffes qui ont changé le cours de l'histoire. En voici 10.

Une station de métro londonienne abandonnée, ayant servi de bunker à Winston Churchill lors de la Seconde Guerre mondiale, est à louer auprès de Transport for London (TFL) qui cherche ainsi à doper ses finances.

Couronnes de fleurs et salve de canons: le Royaume-Uni a célébré vendredi en grande pompe le cinquantième anniversaire de la mort de Winston Churchill, le "Vieux Lion" qui défia Hitler et dont le courage, l'audace et la pugnacité sont encore cités en exemple.

Dallas présente depuis peu les peintures de George W. Bush. L'ancien président fait preuve de connaissance de soi en déclarant "ne pas être un grand artiste". On vous laisse juger si les politiques suivants le sont. (TE)