Tout sur Wilfried Martens

Comment la Belgique en est-elle arrivée à ce qu'elle est aujourd'hui ? Qui a fait quoi, quand, où et comment pour nous y mener ? En voici le récit. Sous forme de lexique. De A à Z. Et en toute décontraction. Décomplexé, au fond.

Face à l'adversité, se révéler dans la fonction de Premier n'est jamais gagné. Certains se sont dépassés dans l'épreuve, d'autres s'y sont perdus. Des noms ? Le Vif/L'Express balance.

"Le moment est venu où les différends de tous genres doivent passer au second plan par rapport à des mesures de sauvetage. Si nous étions en guerre, c'est ce que nous ferions. Or, nous sommes en guerre." Le parterre ne dit mot. Il y a pourtant là des poids lourds : les Wilfried Martens, Leo Tindemans, Jean Gol et Guy Spitaels sont tous présents, des représentants patronaux et syndicaux également. Au total, dix-neuf personnalités. Les pontes du royaume, qui écoutent leur roi en colère.

Depuis que Koen Geens a été chargé d'une mission royale, il semble que le CD&V soit de retour. Les démocrates-chrétiens continuent à jouer dans la cour des grands. Peu à peu ils font ce qu'ils faisaient autrefois : diriger.

Elle s'en est allée en refusant de le faire sur la pointe des pieds. Délibérément. Festivement. Une ultime coupe à la main, partagée avec ses proches et son cercle d'intimes. Elle avait tout prévu, orchestré son grand départ. 22 octobre, Marieke Vervoort, 40 ans, a choisi de tirer sa révérence.

Record battu ! Dans l'histoire du pays, jamais un gouvernement (de plein exercice) n'avait eu vie si courte. Après six jours, voilà Wilfried Martens contraint de présenter sa démission. Une surprise ? Pas vraiment. L'espérance de vie de son exécutif était brève.

Les Fourons ? C'est du poison. Le dossier-piège par excellence. Le panneau dans lequel plusieurs gouvernements tomberont. Le terreau dans lequel seront plantés bien des actes de violence. Le symbole d'une Belgique paralysée et coupée en deux. C'est aussi sur le dossier des Fourons que le roi Baudouin commettra l'une des plus grosses gaffes de son règne. Le 22 mai 1979, il accepte de rencontrer José Happart, le héros des Wallons locaux. Il provoque alors une incroyable colère en Flandre. Aujourd'hui, la question se pose encore : comment donc le souverain a-t-il pu ainsi se laisser piéger ?