Tout sur We Can Dance

Le Premier ministre Charles Michel a rejeté toute difficulté au sein de sa majorité après la remise en cause par la N-VA de l'accord de principe annoncé samedi au sujet de la répartition de l'effort entre entités du pays en vue de lutter contre le réchauffement climatique.

Il n'y a pas de formule fiscale magique; il n'y aura pas de mesures fiscales inefficaces sur le plan des développements économique et de l'emploi, a affirmé lundi matin le Premier ministre Charles Michel, sur les ondes de La Première (RTBF).

2014 a marqué de façon chaotique le début d'une nouvelle ère. Une rupture dont les politiques ont difficilement pris la mesure. En cette fin décembre, des portes s'entrouvrent pour un rééquilibrage en 2015. L'enjeu est important : les réformes, le blocage ou le chaos.

Une poignée de LilithS (des militantes de gauche qui refusent de se présenter comme les héritières des Femen) ont interrompu lundi midi une intervention que le Premier ministre Charles Michel venait de débuter devant le Cercle de Wallonie à Namur, aspergeant le chef du gouvernement fédéral de frites et de mayonnaise.

Le Premier ministre maintient le cap, en tentant de mieux communiquer. Son épreuve de vérité arrive, pourtant. Après la trêve de Noël, il devra choisir: payer le prix pour retrouver le chemin du consensus ou assumer sa volonté de passer en force.

Secrètement, chaque parti espère profiter de l'instabilité redoutée pour tirer les marrons du feu. Comme au jeu de stratégie militaire ultra-populaire créé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

Le début du gouvernement est dantesque en raison de la N-VA. L'opposition francophone, socialiste en tête, s'en émeut. Le chaos au parlement avant la déclaration de Charles Michel annonce une législature de confrontations.

A quel titre, Charles Michel restera-t-il dans l'Histoire ? Comme l'homme d'une folle audace qui a osé la rupture idéologique en négociant un gouvernement homogène de droite?

La répartition des compétences ministérielles confirme le poids important de la N-VA et récompense les deux autres partis flamands. Les libéraux francophones reçoivent des dossiers " pourris ". Charles Michel s'est-il fait piéger ? Et sera-t-il miné en interne par des " reyndersiens " mécontents ? Le pari devient de plus en plus risqué.