Tout sur Wallonie

Si la Belgique est aujourd'hui l'un des meilleurs élèves européens en matière de vaccination, les taux cachent d'importantes disparités régionales. Ainsi la Flandre présente un taux de vaccination très élevé, alors que Bruxelles reste à la traîne. Face à ce constat, certains suggèrent de " régionaliser " les mesures sanitaires.

Surmortalité, absence de matériel, dépistage tardif, isolement, solitude, détresse psychologique... Le bilan de la crise sanitaire a été lourd dans les maisons de repos et les conséquences se font déjà ressentir. Le nombre de résidents aurait baissé de 6,5% entre 2019 et 2020, selon une étude des Mutualités libres.

Elio Di Rupo (PS), le ministre-président wallon, s'exprime pour la première fois longuement sur les inondations et leurs conséquences pour la Wallonie dans différents médias samedi matin. Il s'engage à trouver les moyens pour soutenir les sinistrés, mais "il faudra un à deux ans pour reloger tout le monde". Le socialiste se prononce contre une commission d'enquête.

Le MR a réclamé la réunion dès la rentrée parlementaire - voire plus tôt - d'une commission conjointe Intérieur et Défense à la Chambre, afin d'interroger "l'efficience et la performance des services de secours" fédéraux dans la réaction aux inondations meurtrières qui ont frappé la Wallonie à la mi-juillet.

Exceptionnelles par leur ampleur, les inondations de ce mois de juillet rappellent la nécessité de rebâtir un cadre de vie composant avec les aléas climatiques, plus fréquents et extrêmes à l'avenir. Quand les éléments se déchaînent, point de solution miracle. Mais des clés pour en réduire le bilan humain et matériel.

Au niveau des adolescents âgés entre 16 et 17 ans, la vaccination rencontre un certain succès, l'adhésion étant "assez remarquable" dans cette tranche d'âge, souligne Jean-Michel Dogné, directeur du département pharmacie de l'Université de Namur et membre de la Task Force vaccination dans La Dernière Heure mercredi.

Le bilan des inondations en Wallonie a été porté à 41 morts et deux disparus, a indiqué mardi le ministre-président wallon Elio Di Rupo, lors d'une conférence de presse aux côtés du Premier ministre Alexander De Croo et des autres ministres régionaux.

Combien ? Deux semaines après les inondations, la question est sur toutes les lèvres. Celles des citoyens sinistrés, qui craignent le verdict des assurances. Celles des pouvoirs publics, qui redoutent la facture des dégâts. Car celle-ci sera forcément colossale : aucune catastrophe naturelle n'avait, jusqu'à présent, autant détruit.