Tout sur VRS

Après plus de 50 ans de recherche, un remède a enfin été trouvé contre le virus respiratoire syncytial (VRS), seconde cause de mortalité infantile, rapporte De Morgen lundi.Le réseau de laboratoires de Sciensano diagnostique chaque année environ 7.000 cas d'infection au VRS en Belgique. Ce virus, qui occasionne une infection pulmonaire grave, peut être anéanti grâce à une seule injection d'un anticorps qui reste assez longtemps dans l'organisme, si bien qu'un nouveau-né est protégé durant un an. "Cela change tout", explique le pédiatre et infectiologue Louis Bont de l'hôpital universitaire d'Utrecht (Pays-Bas), au sujet des résultats d'une enquête internationale menée dans 23 pays. Le nouveau médicament pourrait permettre d'économiser beaucoup d'admissions à l'avenir, estime M. Bont, qui n'a pas participé à l'étude. Pour savoir si l'anticorps est efficace chez tous les enfants, l'étude est désormais répétée chez des enfants en bonne santé qui ne sont pas nés prématurément.

La firme biotechnologique de Gand, Ablynx, développe un médicament à base d'anti-corps de lamas et d'alpagas contre le virus respiratoire syncytial (VRS) qui touche les jeunes enfants. Si ce médicament passe toutes les phases de test, il devrait être sur le marché en 2021-2022, a indiqué jeudi le patron d'Ablynx, Edwin Moses, lors d'une journée de presse.

La Belgique en est au stade précoce de l'épidémie récurrente du virus respiratoire syncytial, une infection respiratoire qui touche principalement les nourrissons. "Il y a chaque année une épidémie. Le virus survient toujours au même moment, contrairement à la grippe qui est plus imprévisible", précise jeudi le virologue Marc Van Ranst.