Tout sur Vottem

Environ 400 personnes ont manifesté samedi après-midi devant le centre fermé de Vottem (Herstal) après le suicide d'un Erythréen le 9 octobre dernier, indique le Collectif de résistance aux centres pour étrangers (CRACPE), qui organisait la manifestation. Le réfugié, âgé de 36 ans, attendait d'être expulsé vers la Bulgarie, le premier pays à l'avoir accueilli et qui lui avait octroyé un permis de séjour.

Plusieurs associations ont lancé mardi un appel à manifester samedi autour du centre fermé de Vottem après avoir appris le suicide d'un migrant d'origine érythréenne. Pour l'Office des étrangers, le passage à l'acte de cet individu ne dit rien sur les conditions de vie dans le centre, jugées "excellentes".

Le tribunal de première instance de Liège a confirmé mardi matin l'ordonnance qui interdit l'expulsion des Soudanais du centre fermé de Vottem ainsi que leur identification par la mission envoyée par les autorités soudanaises. Cette ordonnance concerne une vingtaine de ressortissants soudanais dont certains seraient mineurs d'âge.

L'Etat belge a contesté, mardi matin, devant le tribunal de première instance de Liège, dans une procédure de tierce opposition, l'ordonnance qui lui interdisait l'expulsion de ressortissants soudanais détenus au centre fermé de Vottem ainsi que leur identification par la mission envoyée par les autorités soudanaises. L'affaire est en délibéré.