Tout sur vote électronique

La Cour des comptes s'est intéressée, pour la première fois, au coût du vote électronique. Constat : c'est deux à trois fois plus cher que le vote papier. La Cour s'étonne aussi du dédommagement réduit perçu par l'Etat pour le bug de 2014.

Le parlement wallon a approuvé mercredi en fin de journée une proposition de résolution Ecolo réclamant au fédéral l'abandon du vote électronique pour les élections européennes, fédérales et régionales, organisées par l'Intérieur.

PricewaterhouseCoopers (PwC) avait pour mission de contrôler les codes sources des logiciels utilisés pour le vote électronique. Or, les élections de mai 2014 ont été marquées par de nombreux incidents, des experts confirmant au début de l'année en Commission de la Chambre qu'ils trouvaient leur origine dans deux lignes de code mal rédigées par le prestataire de développement de logiciel, STESSUD.

Il ne s'est pas encore remis de son rendez-vous électoral magistralement raté le 25 mai dernier. Pépins techniques en cascade, confusion totale dans la gestion des résultats : le vote électronique a sombré lors des dernières élections.

A ce jour, 39 communes wallonnes ont fait le choix du vote électronique. OK, avait estimé le ministre wallon Paul Furlan (PS), à condition qu'elles en assument les surcoûts.

Le Helpdesk de la région bruxelloise en charge de régler les incidents techniques pour le vote aux élections communales a indiqué avoir reçu une centaine d'appels à 8h45 dimanche et en comptabiliser environ 250 à midi. Il relève quelques incidents, mais assure que, dans l'ensemble, le vote se déroule sans souci majeur.

Le Conseil d'État estime que le secret du bulletin de vote n'est pas suffisamment garanti lors de l'utilisation du nouveau système de vote électronique, écrivent mardi De Standaard et Het Nieuwsblad.

Les oreilles du ministre wallon des Affaires intérieures, Paul Furlan, ont sifflé mardi en Commission du parlement à propos de la décision du gouvernement de renoncer au vote électronique pour les élections communales et provinciales de 2012. Selon le MR, le ministre a renvoyé la Wallonie au 19e siècle, elle qui est pourtant si prompte à communiquer sur les entreprises de pointe qu'elle accueille.