Tout sur Voka

L'un après l'autre, ils déboulent des berlines officielles pour s'engouffrer au rez-de-chaussée du Bozar. Charles Michel (MR), Jan Jambon (N-VA), Kris Peeters (CD&V), Alexander De Croo (Open VLD), Johan van Overtveldt (N-VA), le gratin de la suédoise rallie la réception de Nouvel An du Voka, la puissante organisation patronale flamande. Geert Bourgeois (N-VA), ministre-président flamand, est aussi de la partie. Une brochette d'huiles, inconscientes de la bête tapie juste sous leurs pieds.

Le Premier ministre Charles Michel a rappelé son engagement lundi soir lors de la réception de Nouvel An de l'union des entreprises flamandes (Voka) auprès du gouvernement fédéral. "Je m'engage fermement et clairement à travailler au renforcement de notre économie chaque semaine et chaque jour, jusqu'à la fin de la législature en 2019", a-t-il déclaré lors de l'évènement organisé à Bozar, à Bruxelles.

Les représentants des travailleurs, des employeurs et les organisations sectorielles actifs à l'aéroport national estiment que la décision du gouvernement bruxellois d'appliquer les normes de bruit sans tolérance revient à leur poser un couteau sur la gorge, ont-ils fait valoir dans un communiqué de leur collectif 'Keep Our Airportjobs' diffusé via le Voka, l'organisation patronale flamande. Pour ce collectif, le nombre d'amendes sera multiplié" par cinq et l'incertitude et l'effet dissuasif qui en découleront n'en seront que grandis.

L'économie belge a tout pour plaire en 2017, et pourtant les entrepreneurs flamands ne sont pas rassurés selon une enquête du Voka, citée jeudi dans De Morgen et Het Laatste Nieuws. "Sept entrepreneurs sur dix ne voient pas Michel I trouver un nouvel élan", révèle l'enquête.

Le 11 avril dernier, la rencontre entre quatre présidents de partis francophones et une quarantaine d'entrepreneurs flamands aurait pu être un moment de vérité. Une éclaircie, pourquoi pas décisive, dans le brouillard politique persistant. Mais le tournant a viré à l'embardée. Raillée par des patrons flamands du Voka, la présidente du CDH Joëlle Milquet réagit sous l'insulte : "affligeant, pathétique, vexatoire, mensonger." Elle revient sur l'incident.