Tout sur Vlaams Belang

A première vue, cette crise n'est pas une mauvaise chose pour la N-VA. Elle remotive le militant. Fort bien, mais qu'en est-il des électeurs? N'aurait-elle pas un effet boomerang particulièrement vicieux pour les nationalistes flamands, se demande de Standaard ?

Les responsabilités de plusieurs partis sont écrasantes dans cette crise et témoignent d'un pouvoir coupé des réalités. Le mal est profond. Comment en sortir ?

Les onze formations politiques qui ont transmis le relevé de leurs dépenses électorales au Tribunal de première instance de Bruxelles - comme la loi les y oblige - ont dépensé en tout 2 895 010,27 euros pour financer la campagne électorale du parti. Les dépenses d'Ecolo n'y sont pas intégrées, ce parti, dont le siège est à Namur, les ayant communiquées au tribunal de première instance namurois.

Cet après-midi aura un parfum de dernière chance pour le Premier ministre Charles Michel. C'est aujourd'hui, ou jamais, qu'il maintiendra son nouveau gouvernement à flot. Sauf que les auspices ne s'annoncent guère favorables pour les restes déjà bien carbonisés de l'ex-Suédoise.

"La N-VA est plus forte que jamais. Le parti tient le nouveau gouvernement en otage", a affirmé Elio Di Rupo, mercredi soir, sur le plateau de l'émission Terzake, diffusée sur Canvas. Le président du PS a répété qu'il n'était pas favorable à une motion de méfiance, contrairement au sp.a.

Le Vlaams Belang a tenu samedi un meeting contre le Pacte de l'ONU sur la migration au parlement flamand. Deux figures de poids de l'extrême-droite mondiale avaient fait le déplacement pour soutenir le parti flamand: la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, et l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Steve Bannon.

"On doit refuser de collaborer avec la N-VA comme on doit refuser de le faire avec le Vlaams Belang", a affirmé jeudi le porte-parole du PS pour la campagne électorale Paul Magnette, interrogé sur La Première (RTBF), élargissant ainsi au parti de Bart De Wever le cordon sanitaire politique appliqué à l'extrême droite.

Dans les couloirs de la Chambre, ce mardi 4 décembre, MR, Open-VLD, CD&V et N-VA ont surtout tenté de mutuellement s'attribuer la responsabilité de la chute d'un gouvernement que tous semblent penser inéluctable. Sauf Charles Michel qui, malgré les provocations de la N-VA, a lancé des consultations bilatérales pour tenter de sauver sa coalition.

"Nous ne voulons pas d'élections, nous ne voulons pas de crise gouvernementale", a affirmé dimanche le sénateur Pol Van Den Driessche (N-VA) lors de l'émission De Zevende Dag sur Eén. "Nous pensons que le gouvernement peut parvenir à établir un bon équilibre et nous voulons continuer sur cette voie", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, a défendu vendredi les propos qu'il a tenus jeudi soir lors d'un débat avec le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken. Ils sont, dit-il, bien plus nuancés que ce que certains commentaires en font.

Le député Vlaams Belang Filip Dewinter a conseillé pendant plusieurs années une association suspectée d'espionnage pour la Chine par la Sûreté de l'État. Des frais lui ont été remboursés dans ce cadre et il a notamment rencontré le directeur de la police fédérale sur demande des Chinois, rapporte Het Laatste Nieuws lundi. Le parquet étudie le dossier.

Un conseiller communal élu lors du scrutin du 14 octobre sur la liste Vernieuwing de l'ex-membre du Vlaams Belang Bart Laeremans, Luk Raekelboom, a annoncé vendredi qu'il allait siéger comme indépendant, un geste susceptible de débloquer la formation d'une majorité avec l'Open Vld et la N-VA dans cette commune du Brabant flamand au nord de Bruxelles sans rompre formellement le cordon sanitaire.