Tout sur Viktor Orban

Le Premier ministre slovène Janez Jansa, critiqué par la Commission européenne pour ses attaques contre les médias, a renvoyé l'eurodéputé et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt au passé colonial de son pays, dans une passe d'armes mardi soir sur Twitter.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche à Budapest à l'appel de l'opposition et des syndicats pour protester contre la politique du Premier ministre national-conservateur Viktor Orban, quelques jours après l'adoption d'un loi controversée assouplissant le droit du travail.

Avec des leaders comme Trump, Poutine et Orban, il n'est pas facile de penser positivement à l'Occident, admet Anne Applebaum, professeure à la London School of Economics. Elle estime que la meilleure réponse aux fake news, à la corruption et à l'extrémisme croissant est un bon contre-récit. "Je crois toujours qu'une Europe qui défend des valeurs fortes peut inspirer les gens."

Jair Bolsonaro, président élu d'extrême droite qui gouvernera le Brésil à partir de janvier, a affirmé lundi que "les Brésiliens ne savent pas ce qu'est la dictature", omettant le régime militaire qui a sévi dans son pays de 1964 à 1985.

En dépit de tous les scénarios dramatiques pour l'avenir de l'Europe, il se peut fort bien que l'Union européenne continue simplement à patauger pendant des années. L'historien britannique, Ian Kershaw, n'y verrait même pas d'inconvénient. "Les électeurs doivent-ils vraiment aimer l'UE ?"

Si certains pays européens continuent à s'opposer à toute forme de solidarité dans l'accueil des réfugiés et des demandeurs d'asile, la zone Schengen et la libre circulation des personnes seront en danger, a mis en garde le Premier ministre, Charles Michel, lors du dîner avec ses collègues européens mercredi soir.

Guy Verhofstadt, le chef du groupe libéral au Parlement européen, est outré par une campagne médiatique anti-européenne lancée par Budapest à la suite d'un vote de l'hémicycle de l'UE ouvrant la voie à des sanctions contre la Hongrie. Le leader de l'ALDE souhaiterait que les 18 millions d'euros qu'a coûtés cette action soient retirés de la dotation européenne accordée au pays dirigé par le parti national-conservateur Fidesz de Viktor Orban.