Tout sur Vias

Le nombre de tués sur les routes est en baisse de 6% au cours du 1er trimestre 2020, par rapport à la même période l'an dernier, grâce au confinement, selon le dernier baromètre de la sécurité routière de l'institut Vias rendu public vendredi. En revanche, les accidents ont été beaucoup plus graves. Du jamais vu depuis 2013, a souligné l'organisation qui appelle les conducteurs à la plus grande prudence sur les routes.

Les mesures de restriction des déplacements sont globalement bien respectées puisque neuf Wallons sur dix se déplacent - beaucoup - moins en voiture depuis le 18 mars, a annoncé l'Institut pour la sécurité routière Vias jeudi par communiqué. Il annonce également qu'un travailleur sur deux fait actuellement du télétravail.

En Belgique, on dénombre environ 13 accidents par jour impliquant un refus de priorité. En 2018, 49 usagers ont perdu la vie et 6.044 ont été blessés lors d'un tel accident, selon une étude publiée par Vias et reprise notamment dans Sudpresse jeudi.

En Belgique, 10% des accidents de la circulation sont dus au moins en partie à la distraction au volant. Cela représente 4.000 accidents au cours desquels des personnes sont blessées ou tuées, ressort-il d'une enquête présentée mercredi par l'institut Vias et menée conjointement avec la compagnie Baloise Insurance. Le principal mis en cause : le smartphone.

Alors que l'institut de sécurité routière Vias suggérait lundi dans la presse de privatiser les contrôles de vitesse, la police fédérale réfléchit à la manière d'améliorer l'efficacité des contrôles routiers, n'excluant pas de recourir à des sociétés privées, afin de permettre aux agents de se concentrer sur les infractions liées à l'alcool au volant.

Vias souhaite augmenter les chances de pincer les conducteurs ivres en privatisant les contrôles de vitesse, rapportent lundi De Standaard et Gazet van Antwerpen. "Les agents auraient ainsi les mains libres pour mener des contrôles d'alcoolémie", souligne l'institut.

Plus d'un conducteur sur dix roule les nuits de semaine en étant sous influence de l'alcool, soit deux fois plus qu'il y a une quinzaine d'années, révèle le dernier baromètre de Vias publié mardi. De manière globale, le pourcentage de conducteurs sous l'influence de l'alcool a atteint 1,9%, une proportion identique à celle relevée il y a quinze ans. Plus de 6.100 conducteurs ont été contrôlés pour ce baromètre.

Lors de la campagne Bob été 2019, la police fédérale a contrôlé presque 20.000 conducteurs de plus que lors de la campagne estivale de 2018, mais moins de conducteurs ont été contrôlés positifs, relève avec satisfaction l'institut de la sécurité routière Vias.

Un conducteur belge sur quatre a conduit au cours du mois écoulé alors qu'il dépassait le taux d'alcool légal, selon les résultats d'une étude internationale de sécurité routière menée dans 32 pays et relayée mardi par l'institut Vias. L'étude pointe les mauvaises habitudes des Belges au volant. Ainsi, il arrive également à six Belges sur dix de rouler trop vite en agglomération. Et près de 30% consultent leurs mails ou messages au volant.

Le nombre de morts a baissé pour la 3e année consécutive sur les routes belges. En 2018, le nombre de tués (440) a baissé de 7,4% par rapport à 2017. Trente-cinq vies ont été sauvées, indique lundi l'institut Vias qui publie son baromètre de la sécurité routière. "Jamais auparavant, nous n'avions enregistré aussi peu de victimes", se réjouit Vias qui signale toutefois une hausse de tués chez les séniors, cyclistes et motards.

Vias (ex-IBSR) a publié mardi, à l'approche des élections fédérales et régionales de mai, son mémorandum tenant en dix mesures afin d'améliorer la sécurité routière. L'institut plaide notamment en faveur d'une tolérance zéro en matière d'alcool pour les conducteurs novices, d'une obligation du port du casque pour les jeunes cyclistes et d'une interdiction des avertisseurs de radars.

Alors que la nouvelle enquête nationale "d'insécurité" annuelle de l'institut Vias dévoile des chiffres inquiétants quant à la part de jeunes conducteurs admettant avoir déjà pris le volant d'une voiture en étant sous l'influence de drogues, il semble que la police pourra dès ce début d'année, mais à une date inconnue, commencer à utiliser les nouveaux systèmes de prélèvement de salive qui devraient faciliter la détection et la répression de tels faits.