Tout sur Verts

Le départ des élus britanniques provoqué par le Brexit va rebattre les cartes au Parlement européen: il profite à la droite mais affecte les libéraux, les Verts et les socialistes et ces derniers cherchent à rallier des non-inscrits pour reprendre des forces.

Les écologistes autrichiens ont plébiscité samedi à Salzbourg le projet de coalition avec le conservateur Sebastian Kurz, levant le dernier obstacle à l'intronisation mardi d'un gouvernement inédit, qui devra selon eux "servir de modèle" en Europe.

L'alliance de gouvernement inédite formée en Autriche par la droite et les Verts veut être "pionnière dans la protection du climat" et s'est fixé un objectif de neutralité carbone au plus tard en 2040 inscrit dans le pacte de coalition présenté jeudi.

Un pacte en vue de former une coalition gouvernementale en Autriche avec les écologistes sera signé "au plus tard à la mi-janvier", a annoncé vendredi à Vienne l'ancien chancelier conservateur Sebastian Kurz, dont le parti ÖVP a remporté les élections en septembre.

Notre Premier ministre Charles Michel n'est plus vraiment là, dénoncent certains. Toute son attention serait tournée vers son futur poste de président du conseil européen. La preuve ? Il n'a pas daigné se présenter en séance plénière depuis pas moins de cinq semaines. Un premier qui délaisse ainsi son pays pour ses ambitions européennes, n'est pas au gout de tout le monde. Il semble avoir entendu le message, puisqu'il vient d'annoncer son départ pour, au plus tard, début novembre. Soit la semaine prochaine.

Les Suisses renouvellent dimanche leur Parlement, avec une poussée attendue des écologistes et un affaiblissement de la droite populiste qui devrait toutefois rester la première force politique du pays.

Au sommet mais bien seul: Sebastian Kurz part lundi en quête de partenaires pour gouverner l'Autriche, fort d'une large victoire aux législatives mais privé du soutien de l'extrême droite, son ancien allié, et boudé par les autres formations.

Après une crise politique inédite, l'Autriche prend un nouveau départ : quelque six millions d'électeurs ont commencé à voter dimanche pour des législatives qui devraient donner une seconde chance au conservateur Sebastian Kurz, même si le favori risque d'avoir les pires difficultés à former sa coalition.