Tout sur Véronique Pirotton

L'ancien député wallon Bernard Wesphael a perdu son procès contre l'État belge. Il a été débouté par le tribunal de première instance de Bruxelles. Celui-ci a estimé que le flagrant délit pouvait bel et bien être retenu, pour justifier son arrestation après le décès de son épouse Véronique Pirotton en 2013, rapportent mardi les titres Sudpresse.

Bernard Wesphael, blanchi au pénal et au civil pour le meurtre de Véronique Pirotton, a décidé d'attaquer l'État belge en tant que responsable des juridictions d'instruction de Bruges qui ont enquêté sur la mort de son épouse, le 1er novembre 2013 à Ostende. Il estime que la juge d'instruction de Bruges a commis une faute en l'arrêtant sur base du flagrant délit le soir du décès et veut réparation.

L'ex-mari de Véronique Pirotton, a été condamné mardi par la chambre civile du tribunal de première instance de Liège à payer un euro symbolique à Bernard Wesphael pour procédure abusive et vexatoire.

Le bâtonnier de l'Ordre des avocats de Liège François Dembour a confirmé avoir été informé lundi du décès de Philippe Moureau. L'avocat liégeois, qui avait défendu la famille de Véronique Pirotton lors du procès de Bernard Wesphael, avait prêté serment le 19 septembre 1978.

Les objectifs rivés sur un homme en pleurs, qui étreint sa fille. Les micros aux aguets pour capter quelques mots d'une voix tremblante, puis politicienne. La scène se déroule le 6 octobre, devant le palais de justice de Mons. Après un feuilleton dramatique de presque trois ans, Bernard Wesphael, 58 ans, est acquitté par la cour d'assises du Hainaut.

L'ex-député wallon, jugé pour la mort de son épouse, Véronique Pirotton, a été reconnu non coupable par les jurés de la cour d'Assises de Hainaut, à Mons. C'est le verdict d'une affaire extraordinaire. Et la fin d'une très vieille institution.

"On ne commente pas une décision judiciaire", a déclaré Me Moureau, avocat de la famille de Véronique Pirotton, en quittant le bâtiment des cours de Justice à Mons, où s'est tenu durant 12 jours le procès de Bernard Wesphael. L'ex-député wallon a été acquitté jeudi après-midi par la cour d'assises du meurtre de son épouse, décédée le 31 octobre 2013 à Ostende.

"Je pense d'abord à Véronique, parce qu'elle n'est plus là et que c'est dur", a déclaré, très ému, Bernard Wesphael après avoir été acquitté du meurtre de son épouse par la cour d'assises du Hainaut. L'ex-député wallon a été escorté par son avocat et la sécurité pour sortir du bâtiment, où sa première réaction a été de retrouver sa fille, Saphia.

Une joute longue, touffue, excitée : Me Mayence a lutté pendant six heures à la barre de la défense. Son client doit être acquitté, car la mort de Véronique Pirotton est due à une intoxication accidentelle. Trop d'alcool, trop de médicaments.

Me Tom Bauwens a poursuivi sa brillante plaidoirie, mercredi, devant la cour d'assises du Hainaut qui juge Bernard Wesphael, accusé du meurtre de son épouse, Véronique Pirotton. A la fois sérieux et ironique, l'avocat a critiqué l'instruction, et notamment l'inculpation pour assassinat qu'il juge rapide, et il a terminé en soutenant la thèse de l'intoxication alcoolo-médicamenteuse. Le tout en s'appuyant sur des éléments du dossier.

Après les dernières heures de Véronique Pirotton, reconstituées avec force par l'avocat des parties civiles et l'avocat général , place à la défense, qui aura le dernier mot. Bernard Wesphael risque la prison, peut-être avec sursis, si l'on tient compte des circonstances atténuantes.

Que s'est-il passé dans la chambre 602 de l'hôtel Mondo à Ostende le 31 octobre 2013? L'accusation a posé un choix entre les trois hypothèses que sont le suicide, l'intoxication alcoolo-médicamenteuse et l'homicide. L'avocat général est formel, "Véronique Pirotton a été tuée" et, selon lui, l'intention d'homicide est parfaitement établie dans le chef de Bernard Wesphael, accusé du meurtre de son épouse.