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La facture du coronavirus, tout le monde en parle, tout le monde la suppose énorme, tout le monde en redoute les conséquences. Mais à combien s'est-elle élevée, en 2020? Le Vif a fait les comptes. Et les craintes sont avérées.

Plusieurs scientifiques interrogent: "Où sont, en Belgique, les études scientifiques démontrant l'impact significatif de la fermeture des auditoires, salles de sport, théâtres, salons de coiffure, bars et restaurants, de l'obligation généralisée du port du masque, de la création de "bulles" de contacts, de l'instauration d'un couvre-feu, de l'interdiction de voyages et du confinement?"

Dix mois que ça dure et que le coronavirus met nos vies et nos nerfs à rude épreuve: les gens, le cinéma, les petits cafés nous manquent. Le travail, pour certains. Et la lumière, pour tous. Bref, en ce mois de janvier, nous sommes éreintés. Le mal est collectif, comme la pandémie, mais les répliques à cette lassitude générale reposent beaucoup sur les individus.

Le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (SP.A) a donné son feu vert pour que l'Inami mette en place une politique de surveillance génomique face à l'émergence d'une nouvelle mutation du virus Sars-Cov-2, rapporte Le Soir. Cela répond à la demande des scientifiques d'augmenter le séquençage.

Pour Benoît Dardenne, professeur de psychologie sociale à l'ULiège, appeler la population à former une équipe de onze millions de personnes a du sens: la victoire sera collective ou ne sera pas. En revanche, la référence permanente à la famille traditionnelle aurait besoin de quelques retouches.

Elle est essentielle à la bonne santé osseuse. Mais cette hormone intervient aussi dans l'immunité. Des études récentes rapportent l'effet protecteur d'une supplémentation en vitamine D sur les infections des voies respiratoires, en ce compris le Sars-cov-2.

Après quatre mois d'enseignement à distance et deux mois de grandes vacances, seuls 58% des élèves du deuxième et du troisième degré du secondaire disaient se sentir heureux fin septembre, ressort-il d'une étude menée par les universités de l'UCLouvain et de l'ULiège, évoquée dans Le Soir.

Un jeune sur cinq a présenté une symptomatologie de dépression pendant le confinement, met en lumière une enquête en ligne menée auprès des 12-18 ans en Fédération Wallonie-Bruxelles par la professeure de psychologie à l'ULiège, Fabienne Glowacz, et son équipe, citée dans Le Soir mercredi. Huit jeunes sur dix interrogés présentent un niveau d'anxiété plus élevé que la norme.

Face à la hausse du nombre de cas plus marquée chez les jeunes adultes, le gouvernement et les autorités sanitaires tentent de les responsabiliser "sans les stigmatiser". Dans le milieu scolaire, on tente aussi, et tant bien que mal, d'éviter un durcissement.

L'idéal universitaire est menacé, depuis un quart de siècle environ, par deux facteurs déterminants : l'utilitarisme à courte vue, d'un côté ; la démagogie racoleuse, de l'autre.