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Des recherches sur le virus Sars-CoV-2 démontrent que le retour des skieurs après les vacances de carnaval a joué un rôle important dans l'importation du virus en Belgique. Bien qu'il ait aussi été introduit en Belgique avant et après cette période, rapportent De Standaard et Het Nieuwsblad lundi.

Ces derniers jours, le nombre de nouvelles admissions à l'hôpital liées au coronavirus a légèrement augmenté. Le taux de reproduction est également passé de 0,6 à 0,8, alors qu'il faut, selon les experts, le maintenir en dessous de 1. Ces données indiquent-elles un rebond ? Le point.

L'après Covid ne peut pas ressembler à l'avant Covid. Là-dessus, nous sommes (quasiment) tous d'accord. Notre modèle de société a montré ses limites. Cette crise a mis en lumière la fragilité de notre système économique, notre dépendance par rapport au marché globalisé, l'absurdité d'une consommation low cost. En à peine deux mois, l'édifice a vacillé.

Un consortium d'entreprises belges a mis au point une appli qui mémorise les "contacts rapprochés", éventuelle source de contamination. Mais sa solution, pourtant présentée comme sécurisée et efficace, est écartée au profit du tracage "manuel" par téléphoniste. Les industriels râlent. Du côté politique, on dément tout blocage, mais on désire davantage d'éclaircissements avant de s'engager.

Ce vendredi, la Belgique a dépassé la barre symbolique de 3000 décès liés au coronavirus. Ces dernières 24 heures, 325 décès sont venus alourdir le bilan, le plus sombre résultat enregistré jusqu'à présent. Pourquoi la Belgique affiche-t-elle un taux de mortalité aussi élevé ? Nous avons posé la question à Yves Coppieters, professeur en épidémiologie à l'ULB, et auteur de simulations mathématiques des pics de l'épidémie.

La quantité de monoxyde de carbone dans l'atmosphère italienne a diminué d'environ 30% par rapport à la normale, estime lundi la chercheuse Cathy Clerbaux, de la faculté des Sciences de l'ULB, qui se base sur les données de l'instrument IASI. L'air est moins pollué depuis les mesures prises pour lutter contre la pandémie de covid-19 et c'est visible depuis l'espace.

On ne peut plus se côtoyer (de trop près). On ne peut plus se toucher. Mais on peut toujours sortir prendre l'air, faire ses courses ou se faire livrer. Et on finit par se demander si nos chaussures, nos achats, nos colis ne seraient pas eux aussi porteurs du Covid-19. Si les bancs sur lesquels on s'assoit, dans le parc, nos baskets de jogging qui foulent le tarmac, les bouteilles en plastique qu'on ramène du supermarché ne propagent pas, eux aussi, le virus. A tort, à raison ?