Tout sur Tueries du Brabant

"C'est le moment de parler. Nous sommes toujours à l'écoute", déclare lundi soir le procureur général de Liège Christian de Valkeneer, contacté par Belga, à la suite des nouveaux éléments dévoilés dans le dossier des Tueries du Brabant. Des appels à témoins sont régulièrement lancés, souligne-t-il.

Plus de 30 ans après les faits, nous sommes peut-être à l'aube d'une percée majeure dans l'affaire des tueries du Brabant. Ce week-end, on a appris que Christiaan B., aujourd'hui décédé, pourrait être le " Géant " de la Bande de Nivelles. Il s'agit d'un ex-gendarme.

Jean-Marie Tinck a accordé, au lendemain de sa libération, une interview à la RTBF dans laquelle il reconnaît être un homme violent mais affirme être incapable d'avoir pu se rendre coupable d'actes tels que ceux posés lors des Tueries du Brabant. Il dit avoir menti et s'être attribué une implication dans ces faits pour tenter de redorer l'image qu'il avait de lui-même.

"Les tueries du Brabant" désignent une longue série de crimes et plus spécialement de braquages sanglants qui ont endeuillé la Belgique entre 1982 et 1985 et qui ont coûté la vie à 28 personnes.

Les déclarations d'un Français, qui aurait reçu les confidences du suspect dans le dossier des Tueries du Brabant, ont conduit la juge d'instruction Martine Michel à délivrer un mandat d'arrêt sous neuf chefs d'inculpation, ont indiqué vendredi le procureur du Roi de Charleroi, Pierre Magnien, et les procureurs généraux de Liège et Mons, Christian De Valkeneer et Ignacio de la Serna.

Les pièces à conviction repêchées en novembre 1986 et concernant l'affaire des tueries du Brabant sont restées moins d'un an dans les eaux du canal de Bruxelles-Charleroi, révèle un rapport de l'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) relayé par le magazine Moustique.