Tout sur Transports

Au royaume autoproclamé de la " goed bestuur ", De Lijn fait tache. Carrément honte. Ses défaillances affolent les compteurs. 260 000 trajets supprimés en dernière minute en 2019 : jamais encore bus et trams n'avaient fait autant faux bond en Flandre. Jamais encore l'usager n'avait été autant condamné à poireauter à un arrêt, sans informations. Les infidélités commises par la société flamande des transports en commun plombent le taux de satisfaction de la clientèle qui touche le fond (62 %) comme celui des communes (40 %).

"J'ai pris les programmes, les notes d'informations et ma calculette. J'arrive à la conclusion que si on prend les trois familles de l'arc-en-ciel, soit les socialistes, les libéraux et les écologistes, et qu'on y ajoute Défi ou le CDH, on obtient une majorité courte mais stable et cohérente", déclare samedi dans Le Soir le président de Défi François De Smet. On la nommerait "coalition 77", pour le nombre de siège qu'elle aurait à la Chambre et... son année de naissance.

Les affaires roulent plutôt bien pour la Stib. Elle a battu un nouveau record de fréquentation en 2019 avec 434 millions de voyages effectués avec la société de transport en commun bruxelloise, soit une hausse de 4% par rapport à l'année précédente.

Le moyen de transport favori des Belges reste la voiture, d'après l'enquête Monitor présentée lundi par le SPF Mobilité en partenariat avec l'institut Vias. En valeur absolue, le nombre de déplacements en auto n'a fait qu'augmenter au cours des années et près d'un trajet sur cinq couvre une distance inférieure à cinq kilomètres. Sur dix déplacements, le Belge choisit la voiture à plus de six reprises et les trois quarts des distances parcourues le sont dans son véhicule à quatre roues.

Bruxelles, un chantier permanent ? C'est souvent l'impression qu'elle donne. Une situation chaotique qui, aux yeux des automobilistes et des habitants, résulte d'un manque flagrant de coordination. Ils ne sont pourtant pas au bout de leurs peines : de nombreux travaux sont encore prévus dans les prochaines années. Avec pour objectif principal... d'améliorer la mobilité et le bien-vivre ensemble.

C'est une étude réalisée dans 100 villes à travers le monde qui le révèle. Ni cancres, ni bons élèves, Anvers et Bruxelles se classent respectivement à la 55e et 68e place du classement des meilleures villes pour conduire, établi par le site français d'e-commerce Mister Auto.

Vivre. Ensemble. Deux mots. Un fossé. Roland Barthes à l'origine du concept ressorti à toutes les sauces, a de quoi se retourner dans sa tombe. Partout les communautés campent les unes contre les autres, assurées de leurs bons droits. Un exemple ? Les cyclistes, les automobilistes et ce territoire sacré, impossible à se partager : la route. Voici une main tendue, d'un cycliste vaincu, bafoué et récemment agressé par le camp ennemi...

Réorganisation de lignes, renforts, prolongement,... la rentrée marque la mise en oeuvre d'une phase importante du Plan Directeur Bus de la Stib, qui vise à refondre totalement le réseau de bus à Bruxelles. Des changements qui s'appliqueront dès le 31 août, a annoncé lundi la société de transport depuis le nouveau dépôt Marly (Neder-Over-Heembeek).

Des wagons-lits pourraient à nouveau circuler entre les Pays-Bas et l'Autriche. Du coup, le député Jef Van den Bergh (CD&V, photo) prône la remise en service des trains de nuit dans notre pays, comme alternative à l'avion.

A Bruxelles, les autorités locales ont décidé de réduire à 30 km/h la vitesse autorisée à l'horizon 2021, une mesure visant à encourager les déplacements "propres", en deux roues ou à pied, sur fond d'inquiétudes sur le climat, mais dont l'efficacité fait débat.

"Les autorités régionales et nationales envisagent et portent différents projets en matière de mobilité dans l'espace métropolitain bruxellois. Cependant, en l'absence d'une vision intégrée, ceux-ci restent difficiles à mener à terme et ne répondent peut-être pas nécessairement aux enjeux, voire s'inscrivent en compétition les uns avec les autres." Telle est l'une des conclusions d'une étude sur les déplacements entre Bruxelles et sa périphérie menée par le docteur en géographie de l'Université libre de Bruxelles (ULB) Mathieu Strale et publiée lundi par Brussels Studies.

Un automobiliste qui roule sur la bande d'arrêt d'urgence risque bientôt d'écoper d'une amende de 174 euros. Actuellement, il s'agit d'une infraction du premier degré qui donne lieu à une amende de 58 euros. Mais, à partir du 1er juillet, elle deviendra une infraction de troisième degré. C'est l'une des adaptations qui découle des nouvelles règles de roulage publiées vendredi au Moniteur Belge.