Tout sur tihange

Pour donner son feu vert à la réouverture des réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3, l'Agence fédérale de contrôle nucléaire s'est appuyée sur l'avis d'un groupe de neuf experts internationaux. L'un d'eux n'avait pas adhéré aux conclusions de ses collègues. Il s'en explique, pour la première fois.

Le gouvernement belge attend, avec une pointe d'impatience, la décision de l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN) sur le redémarrage de deux réacteurs de Doel 3 et Tihange 2, a laissé entendre dimanche la ministre de l'Energie, Marie Christine Marghem, après que le PDG du groupe énergétique français Engie, Gérard Mestrallet, a évoqué l'incertitude qui plane sur ce redémarrage.

L'incertitude plane sur le redémarrage prévu le 1er novembre de deux réacteurs belges exploités par Electrabel, filiale d'Engie (ex-GDF Suez), selon Gérard Mestrallet, le PDG du groupe énergétique français.

Voilà 40 ans que Huy est la ville nucléaire par excellence. Depuis toujours, et encore plus récemment, Tihange inquiète. Et pourtant, Tihange ne s'inquiète pas. Immersion dans la localité la plus nucléaire de Wallonie.

Le réacteur nucléaire de Tihange 1 sera à l'arrêt jusqu'au 30 septembre prochain. Une réparation préventive sera effectuée sur le système de sécurité incendie des pompes primaires de la centrale, a indiqué Electrabel dimanche soir.

Le directeur général de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Jan Bens, a confirmé mercredi à la Chambre des manquements dans la "culture de la sécurité" nucléaire des exploitants de centrales belges, une forme d'"autosuffisance" qui peut expliquer le nombre croissant d'incidents observés ces derniers mois et qui a conduit l'autorité à transmettre un pro justicia au Parquet de Huy et à demander une analyse aux exploitants, singulièrement Electrabel.

Le directeur général de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), Jan Bens, a confirmé mercredi à la Chambre des manquements dans la "culture de la sécurité" nucléaire des exploitants de centrales belges, une forme d'"autosuffisance" qui peut expliquer le nombre croissant d'incidents observés ces derniers mois et qui a conduit l'autorité à transmettre un pro justicia au Parquet de Huy et à demander une analyse aux exploitants, singulièrement Electrabel.

Le réacteur 3 de la centrale nucléaire de Tihange serait relancé dans la nuit de vendredi à samedi, selon une déclaration de transparence d'Engie, la société mère de l'opérateur Electrabel. Ce dernier précise qu'il s'agit d'une "évaluation actuelle". L'arrêt lié serait a priori lié à un problème technique survenu au système de contrôle.

Le réacteur nucléaire Tihange 3 est à l'arrêt, a indiqué jeudi Engie (ex-GDF Suez), maison-mère d'Electrabel, dans une déclaration de transparence publiée sur son site internet à 0h48. Il s'agit d'une "indisponibilité non-planifiée", selon les mots du communiqué, qui ne donne pas plus de précisions sur la nature de cette interruption.

A la demande de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN), l'ensemble du personnel de la centrale de Tihange va devoir suivre une formation afin d'y "renforcer la culture de la sûreté" à la suite de différents incidents qui se sont produits ces six dernières semaines, a appris Belga vendredi. L'organisme a également envoyé un procès-verbal au parquet de Huy et quatre travailleurs ne peuvent provisoirement plus remplir leurs fonctions, notamment dans la salle de contrôle.

Un incident technique est survenu mercredi autour du réacteur Tihange 3, à Huy, a confirmé jeudi le porte-parole de la centrale nucléaire de Tihange, Serge Dauby, alors qu'une importante baisse de la production d'électricité avait été constatée.

Le patron d'EDF, Jean-Bernard Levy, a adressé un courrier à la ministre de l'Energie, Marie-Christine Marghem, dans lequel il souligne que les informations sensibles de la convention conclue pour fixer les conditions de la prolongation du réacteur de Tihange 1 pour 10 ans doivent rester confidentielles.

L'association flamande des journalistes (VVJ) et son pendant francophone, l'Association des Journalistes Professionnels (AJP), soutiennent l'action en justice intentée par un journaliste contre la ministre de l'Energie et de l'Environnement Marie-Christine Marghem (MR), ont-elles, chacune, fait savoir mercredi.