Tout sur Theo Francken

L'ancien secrétaire d'Etat Theo Francken affirme à nos confrères de Knack que l'échec d'un gouvernement fédéral alliant PS et N-VA est dû au fait que les présidents du PS et du MR se neutralisaient constamment. Bart de Wever, estime-t-il, aurait dû être Premier ministre.

La Première ministre, Sophie Wilmès, demandera mardi à 14h la confiance à la Chambre des représentants après être passée chez le Roi, a-t-on appris lundi à l'issue d'une réunion de près de 5 heures qui a rassemblé au Lambermont, outre Mme Wilmès, les vices-Premiers ministres et les présidents ou émissaire des dix partis qui ont souscrit à l'accord conclu dimanche soir.

"Avec Vivaldi ce sera l'immobilisme pendant 4 ans. Et la majorité ne sera pas stable du tout", a déclaré samedi dans la Libre Belgique et la Dernière Heure, Theo Francken, ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration N-VA qui promet une "opposition très dure comme on en a encore rarement vu" si une telle coalition gouvernementale voyait le jour.

Theo Francken, ex-secrétaire d'État et actuel député N-VA, a estimé mardi matin au micro de La Première (RTBF) qu'une coalition Vivaldi associant les socialistes, les libéraux, les écologistes et le CD&V serait, au niveau fédéral, "la partition parfaite pour la fin de la Belgique". Vivaldi, ce sont sept partis avec des positions parfois divergentes (il prend l'exemple de la... régularisation des sans papiers), qui devront faire face à l'opposition de la N-VA, souligne-t-il.

Depuis que Koen Geens a été chargé d'une mission royale, il semble que le CD&V soit de retour. Les démocrates-chrétiens continuent à jouer dans la cour des grands. Peu à peu ils font ce qu'ils faisaient autrefois : diriger.

La semaine dernière, l'Enquête sociale européenne révélait que les Wallons ne sont pas moins racistes que les Flamands, une réalité qui politiquement ne se traduit pas du tout de la même manière dans le nord et le sud du pays. Explications avec le professeur en sociologie Marco Martiniello (Université de Liège).

Dans quelle mesure la crise de l'asile de 2015 a-t-elle affecté les opinions européennes sur l'asile et la migration ? Les sociologues Bart Meuleman et Arno Van Hootegem ont examiné une masse de données et ont établi que ce n'est pas le grand nombre, mais le framing par les élites politiques, qui détermine nos opinions. "Le framing est plus décisif que les faits."

Les figures de proue de la N-VA entrevoient de sombres perspectives pour 2024, année de la fin de la législature et des prochaines élections, si les revendications institutionnelles des nationalistes sont ignorées. La Belgique se transforme peu à peu en "pays de zombie", juge le président, Bart De Wever, qui voit dans l'année 2019, celle du "désespoir" pour l'échelon fédéral.

Gerald Knaus, l'homme à l'origine de l'accord UE-Turquie, souhaite également conclure des accords avec les pays africains. Entretien sur la frontière la plus meurtrière du monde, le non-sens des quotas de réfugiés et l'hypocrisie de l'extrême droite. "Nous ne réussirons jamais à renvoyer tous ces Africains."

Selon le député N-VA, Theo Francken, " 80 à 90% des demandeurs d'asile " sont des hommes célibataires. Les chiffres de Fedasil, entre autres, montrent qu'une telle prévalence n'existe pas. Pourtant, Francken continue de défendre ce point de vue.

Le parlementaire Wouter De Vriendt (Groen) souhaiterait à nouveau inviter son collègue Theo Francken (N-VA) pour une audition au parlement, à moins que l'ancien secrétaire d'État ne donne des explications quant à des propos controversés qu'il a tenus la semaine dernière.