Tout sur Thalys

La notion d'héroïsme est récemment revenue au premier plan à travers l'attentat manqué du Thalys, le 21 août dernier. A la clé, une pluie de louanges et de décorations, chacune méritée. "Pour vous témoigner notre reconnaissance, j'ai tenu, de façon exceptionnelle, à vous remettre la Légion d'honneur, la plus haute distinction qu'il soit possible d'attribuer", a déclaré trois jours plus tard François Hollande, "président des commémorations", en présence de Charles Michel, célébrant les trois jeunes Américains et le Britannique qui ont désarmé Ayoub El-Khazzani.

Les représentants de neuf pays et de la Commission européenne ont appelé à renforcer les contrôles des passagers et des bagages sur les transports internationaux et à intensifier les échanges d'informations, notamment entre les différents services de police, huit jours après l'attaque terroriste ayant visé un train Thalys.

Le président français François Hollande a affirmé lundi que les passagers du train Thalys ayant neutralisé vendredi un Marocain lourdement armé avait permis d'éviter "un carnage", "une tragédie", un "massacre", en décorant quatre d'entre d'eux, trois Américains et un Britannique, de la Légion d'honneur.

La police belge consacre beaucoup trop peu d'attention au commerce illégal d'armes, laisse entendre lundi l'Institut flamand pour la Paix (Vlaams Vredesinstituut). Cet organisme a mené une étude sur la possession d'armes dans notre pays, dont il ressort notamment que nombre d'entre elles sont importées de l'ancien bloc de l'Est mais également que beaucoup d'armes sont volées en Belgique-même.

L'homme lourdement armé qui a été maîtrisé vendredi dans un train Thalys effectuant la liaison entre Amsterdam et Paris était suivi par les services de renseignement belges, mais pas "pris en filature 24 heures sur 24", a déclaré le ministre fédéral de l'Intérieur Jan Jambon lundi matin lors de l'émission De Ochtend sur Radio 1.

Le père d'Ayoub El Khazzani, le jeune Marocain qui a fait irruption kalachnikov à la main dans un train Thalys, a décrit dimanche son fils comme "un bon garçon" qui travaillait dur et ne parlait pas de politique, selon la presse.

L'auteur de l'attaque déjouée du Thalys, un jeune ressortissant marocain établi depuis peu en Belgique et qui serait passé par la Syrie, avait été repéré par les radars de plusieurs services antiterroristes européens, sans être pour autant surveillé.