Tout sur Tervuren

Bien que moins prégnante qu'aux Pays-Bas, où les débats font rage depuis de nombreuses années, la question du Père Fouettard constitue désormais un incontournable en Flandre à l'approche de la Saint-Nicolas. Au Musée de l'Afrique, à Tervuren, le patron des écoliers sera ce week-end accompagné de saint Maurice, noir lui aussi, mais plus du traditionnel Zwarte Piet.

En réaction à la plainte déposée jeudi pour recel qui vise son masque emblématique Luba, les représentants du Musée royal de l'Afrique centrale de Tervuren se sont dits vendredi prêts à collaborer à l'enquête et conscients que "de nombreux objets ont été dérobés avec violence à l'époque de l'État Indépendant du Congo, et envoyés ensuite en Belgique". Leurs recherches sur l'origine des collections du musée constitueront d'ailleurs le thème de la première exposition temporaire du musée rénové en juin 2020.

Un collectif d'avocats, de juristes, d'universitaires et d'activistes a annoncé jeudi avoir porté plainte ce jour auprès du procureur du roi de Bruxelles contre le Musée de Tervuren pour recel d'objet volé, en respect de l'article 505 du Code pénal. Elle vise le masque Luba, emblème du musée, qui aurait été acquis lors du pillage d'un village congolais en 1896.

Des mois d'attente pour des bras supplémentaires, des centaines d'offres d'emplois qui restent ouvertes: le Selor, chargé du recrutement pour l'administration fédérale, ne suit plus. Les institutions et services fédéraux peinent à pourvoir les postes vacants, signale De Standaard, lundi.

Un groupe d'experts des Nations Unies demande au gouvernement belge de présenter ses excuses pour son passé colonial. L'écrivain Kiza Magendane, lui-même d'origine congolaise, n'attend pas d'excuses : "Je ne veux pas d'excuses de la Belgique, je veux que justice soit faite, pour qu'à l'avenir les excuses ne soient plus nécessaires".

Quelques dizaines de Coccinelles et de minibus Volkswagen se sont rassemblés dimanche sur l'esplanade du Cinquantenaire à Bruxelles. Cette 11e édition de la Love Bug Parade s'inscrivait dans le cadre du 50e anniversaire du légendaire festival de musique Woodstock.

Le musée de Tervuren a-t-il réussi sa mue postcoloniale ? Nous y avons emmené l'écrivain franco-congolais Alain Mabanckou pour entendre l'avis de cet intellectuel cosmopolite lu dans le monde entier. Verdict : de bonnes intentions mais un didactisme qui étouffe l'émotion. Suivez notre guide de luxe...