Tout sur taxi

Il n'y a pas que les chauffeurs de taxi qui sont menacés : de plus en plus de métiers risquent de prendre un coup de vieux, lobés par des start-up minimalistes, efficaces, et peu coûteuses, qui plaisent aux consommateurs. Le marché du travail va devoir muer.

Après Bruxelles, Uber veut conquérir Liège et Charleroi d'ici un an. La Wallonie compte adapter son cadre légal pour autoriser les services de la société de covoiturage payant. Nouvelle guerre en vue avec le secteur des taxis ?

La circulation était perturbée mercredi matin entre 07H30 et 08H00 à hauteur de la station de métro Delta, du boulevard Industriel, du côté de la gare du midi, et de l'avenue Charles Quint en vue de la manifestation des chauffeurs de taxis contre le service de covoiturage Uber, a indiqué Constantin Tsatsakis, vice-président de la FeBeT (Fédération belge des Taxis).

La société Uber envisage sérieusement d'étendre ses activités à d'autres villes belges, rapporte mercredi le quotidien l'Echo. Le groupe de transport se dit également prêt à collaborer avec les autorités fiscales.

Une trentaine de chauffeurs de taxi bruxellois sont partis jeudi à l'aube en direction de Paris pour rejoindre le mouvement de grogne organisé en France à l'appel de fédérations et de syndicats de taxis contre le service Uber. D'autres taximen se sont également rendus à Lille, a indiqué l'organisateur du mouvement au départ de la Belgique, sans pouvoir en préciser le nombre exact.

Des députés PS, pourtant dans la majo­rité à Bruxelles, invitent le ministre régional de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) à revoir sa copie concernant son Plan taxi, - qui préconise notamment de faire une place à Uber-, peut-on lire mercredi dans La Libre Belgique, La Dernière Heure et Le Soir.

Les représentants des principales associations d'exploitants de services de taxis de la capitale manifestent pour faire part de leurs inquiétudes relatives au plan taxi 2014-2019 rendu public vendredi dernier par le ministre bruxellois du Transport Pascal Smet.

Les membres de la Fédération internationale des travailleurs du transport (ITF), réunis à Bruxelles, disent être "fatigués" qu'on les catalogue comme "anti innovation" concernant l'application Uber. Ils ont exigé du ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, qu'il agisse contre la société.