Tout sur Syrie

Le président syrien, Bachar al-Assad, a prêté serment samedi pour un quatrième septennat lors d'une cérémonie au palais présidentiel à Damas, après avoir remporté 95,1% des voix lors du scrutin du 26 mai, largement critiqué par l'Occident et l'opposition syrienne.

La Belgique a réitéré lundi, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès, l'engagement de l'"ensemble de son gouvernement" au sein de la coalition dirigée par les Etats-Unis depuis 2014 pour éradiquer le groupe djihadiste Etat islamique (EI), lors d'une réunion ministérielle à Rome.

Trois roquettes ont été tirées vendredi soir depuis la Syrie en direction d'Israël, les premières depuis le début de l'escalade de violences entre l'armée israélienne et le Hamas palestinien, selon une source militaire à Jérusalem.

"Nous devons rester prudents: Daesh n'a pas été vaincu. Les derniers mois ont montré que notre ennemi commun s'adapte et constitue même une nouvelle menace", a déclaré Sophie Wilmès. La ministre des Affaires étrangères a co-présidé mardi avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken une réunion ministérielle virtuelle de la Coalition internationale luttant contre le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak. Cette réunion réunissait les 32 États et organisations internationales les plus impliqués dans son action.

Pour Antoine Mariotti, auteur de La Honte de l'Occident, les demi-mesures de soutien à l'opposition n'ont jamais contribué à changer le rapport de force, favorable à Bachar al-Assad.

Des fillettes en niqab, des visiteurs traités de "mécréants" et accueillis avec des pierres: les enfants de djihadistes du camp syrien d'Al-Hol sont de plus en plus radicalisés et doivent être "rapatriés au plus vite" en Europe, estime Heidi De Pauw, directrice générale de l'association Child Focus, dans un entretien accordé à l'AFP.

Dix ans après le début du soulèvement, marqué par des massacres et des destructions inimaginables, le régime syrien est toujours en place. Parce qu'il a misé trop vite sur la chute d'Assad, l'Occident se trouve aujourd'hui dans une impasse politique.

Il y a une semaine, nous commémorions sans fanfare le début de la révolution en Syrie survenue le 15 mars 2011. Sans flonflons ni cotillons, car à l'image tragique de beaucoup des processus révolutionnaires appelés un peu hâtivement "Printemps arabes", cette révolution n'a conduit qu'au tragique : tragique d'un mouvement, tragédie d'un pouvoir et d'un pays tout entier. L'embrasement d'une région a conduit à la mort et aux cendres, aux mouvements de population et à l'immobilité du pouvoir régnant. Tout ça pour ça ? Oui.