Tout sur Syrie

"Nous devons rester prudents: Daesh n'a pas été vaincu. Les derniers mois ont montré que notre ennemi commun s'adapte et constitue même une nouvelle menace", a déclaré Sophie Wilmès. La ministre des Affaires étrangères a co-présidé mardi avec le secrétaire d'État américain Antony Blinken une réunion ministérielle virtuelle de la Coalition internationale luttant contre le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak. Cette réunion réunissait les 32 États et organisations internationales les plus impliqués dans son action.

Pour Antoine Mariotti, auteur de La Honte de l'Occident, les demi-mesures de soutien à l'opposition n'ont jamais contribué à changer le rapport de force, favorable à Bachar al-Assad.

Des fillettes en niqab, des visiteurs traités de "mécréants" et accueillis avec des pierres: les enfants de djihadistes du camp syrien d'Al-Hol sont de plus en plus radicalisés et doivent être "rapatriés au plus vite" en Europe, estime Heidi De Pauw, directrice générale de l'association Child Focus, dans un entretien accordé à l'AFP.

Dix ans après le début du soulèvement, marqué par des massacres et des destructions inimaginables, le régime syrien est toujours en place. Parce qu'il a misé trop vite sur la chute d'Assad, l'Occident se trouve aujourd'hui dans une impasse politique.

Il y a une semaine, nous commémorions sans fanfare le début de la révolution en Syrie survenue le 15 mars 2011. Sans flonflons ni cotillons, car à l'image tragique de beaucoup des processus révolutionnaires appelés un peu hâtivement "Printemps arabes", cette révolution n'a conduit qu'au tragique : tragique d'un mouvement, tragédie d'un pouvoir et d'un pays tout entier. L'embrasement d'une région a conduit à la mort et aux cendres, aux mouvements de population et à l'immobilité du pouvoir régnant. Tout ça pour ça ? Oui.

Après une décennie d'une violence inouïe et une tragédie humaine ayant fait de la guerre en Syrie le conflit le plus marquant du début de ce siècle, les combats ont baissé en intensité mais les plaies restent grandes ouvertes et la paix lointaine.

Une équipe belge de médecins et psychologues devait normalement se rendre la semaine passée dans le camp de déplacés d'Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, afin de prélever des échantillons ADN sur certains enfants pour déterminer s'ils sont belges et, ainsi, organiser leur rapatriement.