Tout sur syrie

Une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis a annoncé samedi le début de la "seconde phase" de l'offensive destinée à bouter les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) hors de Raqa, leur place forte dans le nord de la Syrie. Les forces américaines, en premières lignes lors de la première phase, devraient être encore plus impliquées lors de la seconde, selon un responsable de cette alliance nommée Forces démocratiques syriennes (FDS).

L'opposition syrienne est "prête à reprendre les négociations (avec le régime) sans pré-conditions", a affirmé samedi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault, à l'issue d'une réunion internationale à Paris à laquelle participait le représentant de l'opposition, Riad Hijab.

La chute d'Alep ne marquera pas la fin de la guerre en Syrie, mais le régime de Damas et ses alliés russe et iranien semblent à court terme en mesure d'imposer leur scénario face aux pays soutenant l'opposition et à une administration américaine sortante.

Dix pays occidentaux et arabes, soutiens de l'opposition syrienne, se sont retrouvés samedi à Paris pour examiner l'urgence humanitaire à Alep, la deuxième ville syrienne en passe d'être reconquise par le régime de Damas et ses alliés.

Les armées russe et syrienne vont suspendre leurs bombardements durant huit heures jeudi à Alep en Syrie, dévastée par des raids aériens et de violents combats, dans le cadre d'une "pause humanitaire", a annoncé lundi l'armée russe.

Au moins huit Syriens, dont quatre enfants, ont été tués par des tirs de gardes-frontières turcs alors qu'ils tentaient de fuir leur pays en guerre dimanche avant l'aube, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ankara a plusieurs fois démenti que ses gardes-frontières aient pu tirer sur des réfugiés tentant de pénétrer son territoire.