Tout sur Survol de Bruxelles

La Région bruxelloise va intenter une nouvelle action en justice pour tenter de faire bouger l'Etat fédéral dans le dossier des nuisances liées aux activités de l'aéroport national, proche de la capitale, a indiqué mercredi le ministre bruxellois de l'Environnement Alain Maron, sur le plateau de l'émission "La Matinale", de la chaîne d'infos continues LN24.

Selon la ministre bruxelloise de l'Environnement, en affaires courantes, Céline Fremault (cdH), 770.000 euros d'astreintes sont réclamées au gouvernement fédéral pour les dépassements des normes de bruit constatés en mai dernier en comparaison à mai 2017. L'avocat en charge de ce dossier a été officiellement mandaté par la Région bruxelloise pour réclamer ces astreintes qui seront versées au Fonds de protection de l'Environnement.

La Région et dix-sept communes bruxelloises engagées dans l'action en cessation environnementale partiellement gagnante, dans le dossier des nuisances aériennes, ont envoyé par recommandé mercredi matin un courrier de réponse à la lettre que leur avait adressée la semaine dernière le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR), a-t-on appris mardi au cabinet de la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault.

Le Conseil d'Etat affirme qu'il ne faut pas organiser d'enquête publique ni d'étude d'incidences avant de toucher aux routes aériennes. Le pouvoir judiciaire dit le contraire. De quoi y perdre son latin...

Vieux d'un siècle, l'aéroport n'a jamais quitté les communes de l'est de la capitale. Ce qui contraint les avions à décoller vers la ville, face aux vents dominants. A cette erreur de base s'ajoutent des querelles politiques et communautaires qui empoisonnent le dossier depuis des décennies. Et une totale absence de vision de long terme.

La Cour d'Appel a conforté, dans un arrêt rendu le 31 mars dernier, le droit de 93 familles riveraines de la courte piste 01 à être indemnisées pour les nuisances que leur a fait subir le trafic aérien jugé excessif de et vers cette piste de l'aéroport national en application du défunt plan Anciaux entre février 2004 à la fin du mois de décembre 2011.

C'est écrit en toutes lettres, dans l'article 23 de la loi de 1991 sur les entreprises publiques autonomes : " L'entreprise publique autonome est soumise au pouvoir de contrôle du ministre dont elle relève. " A voir la façon dont Belgocontrol, en charge de la gestion du trafic et de la sécurité aériens, traite l'administration de " son " ministre de tutelle, ce serait presque drôle, si ce n'était à pleurer.