Tout sur survol de Bruxelles

"Les élus MR contestent la méthode de la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Frémault (cdH) dans la gestion du dossier des nuisances liées au trafic aérien dans le ciel de la capitale, mais ils soutiendront l'intervention aux actions en cessation environnementale qui concernent des routes mises en place par des gouvernements précédents", a fait valoir le MR, lundi en fin de matinée.

La ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault (cdH) a fait part dimanche de sa surprise au sujet de la réaction de l'organisation patronale bruxelloise BECI à l'annonce par le gouvernement bruxellois de trois actions en cessation environnementales dans le dossier de nuisances liées au trafic aérien de l'aéroport national situé aux portes de la capitale.

Le juge d'instruction Michel Claise a été chargé du suivi de la deuxième plainte pénale déposée par des riverains de l'aéroport de Bruxelles-National à l'encontre de certains membres du cabinet fédéral de la Mobilité et de Belgocontrol, notamment.

Sept Bruxellois, victimes des nuisances liées au survol de la capitale, ont déposé une plainte avec constitution de partie civile, ce mardi 16 avril, du chef de coalition de fonctionnaires, perpétration d'actes arbitraires et entraves aux règles de passation des marchés publics, entre autres griefs.

Pour la première fois, des riverains, lassés de voir que les normes en matière de survol de Bruxelles ne sont pas respectées, réclament des comptes devant le tribunal. Une manière de mettre davantage la pression sur les politiques.

Les yeux rivés sur le ciel bruxellois, les convoyeurs attendent. La "solution équilibrée" promise par la ministre Jacqueline Galant se fait désirer. A vrai dire, il n'y a plus grand monde pour croire à une "solution". Et encore moins "équilibrée".

Le gestionnaire du trafic aérien, Belgocontrol, au centre de multiples attaques de la part des associations de riverains et d'une partie du monde politique bruxellois, a décidé d'y répondre en modifiant sa structure pour accorder plus de place à la transparence des données et à l'environnement.

Les avions qui zèbrent le ciel de la capitale constituent aujourd'hui l'enjeu d'un combat politique, économique et communautaire. Bien plus qu'ils ne soulèvent de questions techniques. S'y ajoutent des conflits humains, qui, faute de bonne volonté, rendent le dossier insoluble.

Le gouvernement bruxellois rejoint en grande partie les revendications de la plateforme, récemment créée, d'associations de défense des victimes des nuisances sonores liées aux activités de l'aéroport national, a affirmé mercredi soir la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault, après avoir reçu à leur demande les associations de riverains de Bruxelles, mais aussi des zones nord, sud et est de l'aéroport de Zaventem qui ont récemment uni leurs forces autour de quelques revendications communes.

A l'appel de l'association luttant contre les nuisances engendrées par le trafic aérien à Wezembeek-Oppem AWACSS, une cinquantaine de personnes ont manifesté lundi matin devant le siège du MR à l'occasion du Conseil de parti pour demander des mesures réduisant les nuisances sonores liées au survol des communes à l'est et au sud de Bruxelles.

A 37 ans, l'ex-ministre de l'Intérieur tire sa révérence politique, après une carrière éclair de douze ans, et devient CEO de Xperthis Group S.A et de Xperthis S.A. Le dossier du survol de Bruxelles et le lâchage dont il a fait l'objet resteront des taches sur un cv jusque-là impeccable. Retour sur le parcours presque sans faute d'un brillant élu.