Tout sur Sûreté de l'Etat

Les services de renseignement belges manquent de données quantitatives sur la menace posée par l'extrême droite en Belgique, selon une nouvelle enquête que le magazine Knack et le journal Le Soir ont pu consulter et qui a été discutée lundi après-midi en commission parlementaire de suivi des organes de contrôle des services de police et du renseignement (Comités P et R, ndlr.)

La Sûreté de l'Etat suit avec attention la création en Belgique d'une association dénommée Collectif contre l'islamophobie en Europe (CCIE), a indiqué mercredi Vincent Van Quickenborne (Open Vld). Le ministre de la Justice était interrogé à ce sujet par les députés Theo Francken (N-VA), Denis Ducarme (MR) et Georges Dallemagne (cdH).

Les services de renseignement belges n'ont jamais mis en place autant de méthodes exceptionnelles d'enquête que l'an dernier, indiquent samedi le quotidien Le Soir et le magazine Knack après lecture du rapport 2019 du Comité R, l'organe de contrôle des services de renseignement.

Benjamin Herman, qui a tué trois personnes le 29 mai 2018 à Liège alors qu'il se trouvait en congé pénitentiaire, était suivi par les services judiciaires et de renseignement en raison de signes de radicalisation. Mais aucun de ces signes n'a éveillé la suspicion auprès de l'Ocam ou de la Sûreté de l'Etat, rapporte mercredi L'Avenir sur la base du rapport 2018 du Comité R.

Pour la première fois, la Sûreté de l'Etat publie une brochure pour spécifiquement mettre en garde les Belges contre l'espionnage et l'influence étrangère, rapporte Het Nieuwsblad lundi. "Le groupe cible sont les Belges qui voyagent et sont actifs dans le secteur public et le monde des affaires", bien que toute personne se déplaçant à l'étranger et soucieuse du respect de la vie privée peut y trouver un intérêt.

A l'instar de nombreux chefs d'Etat, le nouveau ministre-président flamand s'est empressé de condamner l'offensive turque en Syrie. Jan Jambon (N-VA) a appelé l'Union européenne à infliger des sanctions économiques contre l'Etat assaillant.

Le Procureur du Roi du tribunal francophone de Première Instance de Bruxelles a décidé de "classer sans suite" le dossier d'information judiciaire concernant le Vice-premier ministre Didier Reynders (MR), "faute du moindre délit", a annoncé vendredi l'avocat de M. Reynders, Me Didier Matray. Avocat au Bareau de Liège, Me Matray est en outre inscrit aux Barreaux de Cologne et de Paris.

L'ex-agent de la Sûreté de l'Etat qui accuse le Vice-premier ministre MR Didier Reynders de corruption est sorti de l'ombre. Il s'est fait connaître mercredi sur le site web du quotidien De Tijd sous l'identité de Nicolas Ullens de Schooten.

Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), après une enquête commune avec la Sûreté de l'Etat, a expulsé un de ses collaborateurs qui entretenait des relations d'affaires avec des figures douteuse de l'ancienne Union soviétique, rapporte Knack sur base de sources au sein des renseignements. L'incident remonte à 2015 mais n'avait encore jamais filtré.