Tout sur suédoise

Les partenaires de la suédoise fédérale sont prêts à repartir pour une deuxième législature ensemble. Le chemin menant à une reconduction reste pourtant semé d'embûches. Et si cela était moins évident qu'il n'y paraît ?

Le 11 octobre, ça fait un an que cette coalition inédite gouverne le fédéral. Son action, frénétique depuis le début, ne laisse personne indifférent. Mais qui en bénéficie jusqu'ici ? Et qui en paie les frais ?

La réussite du contrôle budgétaire, avant les vacances de Pâques, est très bien tombée pour le gouvernement Michel. L'opération, que l'on annonçait très ardue y compris dans les rangs de la majorité fédérale, s'est révélée somme toute aisée. Le contrôle budgétaire a même été du pain bénit : en termes de contenu, mais surtout sur le plan politique.

Entre ceux qui manifestent et ceux qui travaillent, entre la N-VA et la gauche politico-syndicale, entre le fédéral et les Régions, le pays entre dans une logique de confrontation. Dangereuse, à l'heure où une refonte de notre modèle social est indispensable. Pourtant, le Mur de Berlin est tombé il y a vingt-cinq ans!

Didier Reynders rêvait de devenir Premier ministre ? Charles Michel lui brûle la politesse. Malgré le ressentiment et la méfiance, les deux hommes forts du MR devront s'entendre. Mais leurs intérêts antagonistes pourraient fragiliser la coalition suédoise.

Le gouvernement Michel Ier marque la différence par rapport à vingt-cinq ans de socialistes au pouvoir. Il brise des tabous, fâche les syndicats, mise sur les entreprises en prévoyant des corrections sociales. Mais au-delà des symboles, la Suédoise doit encore prouver sa capacité à réformer en profondeur le pays.

Le socialiste Michel Jadot, ancien patron du SPF Emploi, n'a pas de mots assez durs pour critiquer la mesure annoncée par la suédoise. Jean Hindriks, membre de la commission d'experts sur la réforme des pensions, estime que " cela ne règle qu'un quart du problème ".

Les négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral de centre-droit étaient toujours en cours mardi peu avant 8 heures. Les négociateurs se sont enfin retrouvés en réunion "plénière" après de nombreuses navettes entre le coformateur Charles Michel et les différentes délégations. Ils sont réunis depuis lundi à 14h30.