Tout sur Stéphane Moreau

Une instruction judiciaire ciblant une architecte, proche de Stéphane Moreau, est ouverte à Liège pour abus de biens sociaux, faux et usage de faux. La justice s'interroge sur des factures douteuses payées à cette architecte entre 2014 et 2017par une filiale du fonds de pension Ogeo Fund. Des factures totalisant plus de 906.000 euros.

En cinq ans, Nethys a versé 20 millions d'euros au consultant McKinsey, un montant qui suscite de vives interrogations au sein de Nethys et de sa maison mère Enodia. A tel point que Julie Fernandez Fernandez, la présidente d'Enodia, met en doute l'objectivité du consultant dans une interview accordée vendredi à L'Echo. Pour sa part, la société de consultance n'a pas souhaité commenter la sortie de Mme Fernandez.

La société Nethys a décidé de se passer des services de Michel Marteau, selon les informations lundi du journal Le Soir. Michel Marteau était l'ancien rédacteur en chef de Sudpresse, de la Dernière Heure et du Soir Mag.

Le salaire de Stéphane Moreau, ex-administrateur délégué de Nethys, filiale de l'intercommunale Enodia, est garanti pour 250.000 euros, tandis que sa défense en justice l'est à hauteur d'un million d'euros, selon les termes d'un contrat d'assurance dont il bénéficie, rapporte vendredi la RTBF. Celui-ci couvre "les administrateurs et dirigeants passés, actuels et futurs d'Enodia" et a été souscrit le 18 juillet 2017.

A la demande de la nouvelle direction de Nethys (Renaud Witmeur et Laurent Levaux), la justice a fait geler un peu plus de 11 millions d'euros sur les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, tous les trois anciens dirigeants de l'intercommunale, rapporte L'Echo mardi.

Des huissiers de justice ont fait le tour des banques concernées ce jeudi afin de leur ordonner de geler les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, anciens dirigeants du groupe liégeois Nethys, rapporte L'Echo dans son édition de vendredi.

En échange de son débarquement, Stéphane Moreau devait recevoir une partie d'Elicio et de Win, filiales de Nethys. Ainsi que du cash, beaucoup de cash. Près de douze millions d'euros. Scandale et (presque) fin de partie.

Le parquet général de Liège a annoncé le 2 décembre dernier en chambre des mises en accusation qu'il se désistait de son appel dans le dossier dit de "la pergola", à charge de Stéphane Moreau, de Bernard Thiry - ancien CEO d'Ethias - et de cadres de l'assureur belge, écrit jeudi Le Soir sur son site web. Ce désistement sera formalisé dans un arrêt attendu ce mois-ci.

Toute indignation bue, on doit se réjouir de la longue et folle saga Publifin/Nethys. Parce que la répétition des révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale liégeoise devenue holding wallon n'a pas servi qu'à exalter la déconsidération citoyenne pour le monde politique.

Désignée présidente du conseil d'administration d'Enodia, la maison-mère de Nethys, jeudi dernier, l'échevine PS de la Ville de Liège Julie Fernandez Fernandez s'est exprimée, ce lundi matin, dans différents médias. "Ma première mission, ce sera de ramener de la sérénité dans les débats" et "de retisser des liens de confiance, ce qui ne pourra passer que par plus de transparence", y a-t-elle notamment affirmé.