Tout sur Stéphane Moreau

La société Nethys a décidé de se passer des services de Michel Marteau, selon les informations lundi du journal Le Soir. Michel Marteau était l'ancien rédacteur en chef de Sudpresse, de la Dernière Heure et du Soir Mag.

Le salaire de Stéphane Moreau, ex-administrateur délégué de Nethys, filiale de l'intercommunale Enodia, est garanti pour 250.000 euros, tandis que sa défense en justice l'est à hauteur d'un million d'euros, selon les termes d'un contrat d'assurance dont il bénéficie, rapporte vendredi la RTBF. Celui-ci couvre "les administrateurs et dirigeants passés, actuels et futurs d'Enodia" et a été souscrit le 18 juillet 2017.

A la demande de la nouvelle direction de Nethys (Renaud Witmeur et Laurent Levaux), la justice a fait geler un peu plus de 11 millions d'euros sur les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, tous les trois anciens dirigeants de l'intercommunale, rapporte L'Echo mardi.

Des huissiers de justice ont fait le tour des banques concernées ce jeudi afin de leur ordonner de geler les comptes de Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, anciens dirigeants du groupe liégeois Nethys, rapporte L'Echo dans son édition de vendredi.

En échange de son débarquement, Stéphane Moreau devait recevoir une partie d'Elicio et de Win, filiales de Nethys. Ainsi que du cash, beaucoup de cash. Près de douze millions d'euros. Scandale et (presque) fin de partie.

Le parquet général de Liège a annoncé le 2 décembre dernier en chambre des mises en accusation qu'il se désistait de son appel dans le dossier dit de "la pergola", à charge de Stéphane Moreau, de Bernard Thiry - ancien CEO d'Ethias - et de cadres de l'assureur belge, écrit jeudi Le Soir sur son site web. Ce désistement sera formalisé dans un arrêt attendu ce mois-ci.

Toute indignation bue, on doit se réjouir de la longue et folle saga Publifin/Nethys. Parce que la répétition des révélations sur le fonctionnement de l'intercommunale liégeoise devenue holding wallon n'a pas servi qu'à exalter la déconsidération citoyenne pour le monde politique.

Désignée présidente du conseil d'administration d'Enodia, la maison-mère de Nethys, jeudi dernier, l'échevine PS de la Ville de Liège Julie Fernandez Fernandez s'est exprimée, ce lundi matin, dans différents médias. "Ma première mission, ce sera de ramener de la sérénité dans les débats" et "de retisser des liens de confiance, ce qui ne pourra passer que par plus de transparence", y a-t-elle notamment affirmé.

Le gouvernement wallon a décidé de se constituer partie civile dans le dossier Enodia/Nethys et invite le conseil d'administration d'Enodia ainsi que la province de Liège et les communes associées à s'associer à sa démarche, a-t-il annoncé jeudi après-midi.

Le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Pierre-Yves Dermagne (PS), a reçu, mercredi soir, les informations relatives aux indemnités octroyées aux anciens membres du comité de direction de Nethys, Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer. Elles ont été transmises dans la foulée au juge d'instruction afin d'être versées au dossier de la procédure judiciaire en cours. Quant à l'administration, elle va se pencher sur l'opportunité d'annuler les décisions prises en la matière, indique M. Dermagne.

Nethys aurait vendu le groupe de presse Nice Matin à Xavier Niel en-dessous de l'offre de Privinvest, l'investisseur soutenu par le personnel. Nice-Matin demande la révision du deal.