Tout sur Sophie Wilmès

Confrontés à un redoutable adversaire, les politiques ont fait appel à des spécialistes. De leur collaboration naissent des tensions inévitables. Le Vif/L'Express et l'UCLouvain réunissent les deux parties pour débattre "en vrai" de la place des experts dans une démocratie. En préambule: l'analyse de Min Reuchamps, professeur en sciences politiques et sociales.

Contrairement au reste de l'Europe, la Belgique assouplit les mesures de restriction. But : obtenir l'adhésion des citoyens et les responsabiliser. Mais à peine annoncé, l'assouplissement des consignes était déjà menacé et, parfois, enterré.

Sophie Wilmès a passé onze mois au 16, rue de la Loi. D'abord comme Première ministre en affaires courantes - à la suite du départ de Charles Michel pour le Conseil européen - en attendant la formation d'un gouvernement de plein exercice. Mais les partis ne parvenant pas à se mettre d'accord, c'est elle qui a dû gérer la crise du coronavirus, le confinement, la "haie du déshonneur" des personnels soignants, la question des masques, la pression des experts, avant d'être aux premières loges pour assister aux profonds tiraillements au sein des partis politiques, notamment le sien, où son bouillant président Georges-Louis Bouchez s'est montré souvent ingérable. Retour sur une période courte mais dense, qui restera dans l'histoire.

Les négociateurs pour la formation du nouveau gouvernement fédéral ont repris leurs travaux samedi vers 10h30 au Palais d'Egmont, à Bruxelles, en abordant les dossiers parmi les plus sensibles. Dans le casting qu'ils espèrent pouvoir trancher avant lundi matin, l'actuelle Première ministre, Sophie Wilmès, pourrait prendre le poste de vice-Première ministre MR, a-t-elle confié à la VRT.

Suite au Conseil de sécurité nationale de mercredi dernier, la Première ministre Sophie Wilmès a annoncé une période de quarantaine raccourcie de sept jours. "C'est un compromis entre ce qui est scientifiquement souhaitable et ce qui est socialement faisable", explique le virologue Steven Van Gucht.

À partir du 1er octobre, il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l'extérieur, sauf dans les lieux très fréquentés et dans les endroits où la distance de sécurité de 1,5 mètre ne peut être garantie, a annoncé la Première ministre Sophie Wilmès à l'issue du Conseil national de sécurité mercredi.