Tout sur Sophie Wilmès

"Les experts s'accordent à dire que les effets de nos efforts sur l'évolution du virus en Belgique se font ressentir. On le voit clairement dans plusieurs indicateurs comme le rythme de propagation du virus ou le taux de doublement des lits occupés dans nos services hospitaliers", a déclaré dimanche soir la Première ministre Sophie Wilmès dans un nouveau message vidéo.

"Nous devons plancher dès à présent sur un scénario de sortie de crise", a fait valoir jeudi la Première ministre Sophie Wilmès en séance plénière de la Chambre. Les mesures de confinement prises par le Conseil National de Sécurité en vue d'enrayer la propagation du coronavirus (Covid-19) sont en vigueur jusqu'au 19 avril inclus, avec une prolongation possible jusqu'au 3 mai.

Avouons-le : on ne voudrait pas être à leur place. En temps normal, ce n'est déjà pas simple de gouverner en Belgique. Alors, en ces temps dantesques... La marge de manoeuvre des responsables politiques est étroite. Quoi qu'ils fassent, ils savent qu'ils seront jugés responsables de ce qui se passe. Et même de ce qui ne se passe pas.

Il est descendu sur les studios du plus haut de son impériale splendeur, s'est défait de son casque de bronze à aigrette, s'est glissé dans un training Umbro et du bas où il pensait qu'il se trouvait désormais, il s'est mis à parler comme il croit que le peuple parle, c'est-à-dire comme sur le bord d'un terrain de foot le dimanche. "C'est un gouvernement de réservistes", il a cinglé, Bart De Wever, en direct dimanche 22 mars à la télévision flamande, parce qu'il n'avait toujours pas avalé ce gouvernement Wilmès, dont son parti était le seul, avec les communistes du PTB et l'extrême droite du VB, à n'avoir pas voté la confiance. Il s'est moqué de ses ministres, à Sophie Wilmès, ces amateurs beaucoup moins brillants que ses équipiers à lui.

Une réunion virtuelle a rassemblé samedi matin le Conseil des ministres restreint et les présidents des 10 partis soutenant les pouvoirs spéciaux accordés à l'exécutif de Sophie Wilmès, comme il a été convenu de le faire tous les samedis matins (10h30) dans le cadre de la gestion de la crise du coronavirus. La réunion a été l'occasion de débattre d'une première série d'arrêtés royaux entrant dans le cadre de ces pouvoirs spéciaux approuvés cette semaine par les parlementaires.

"Je suis un peu déçu. Je reste sur ma faim", a déclaré le président du cdH Maxime Prévot, vendredi soir sur RTL-TVi. "Je pensais que c'était l'occasion de pouvoir passer à une étape supérieure d'autant que les esprits étaient mûrs (...) et pourtant, on a juste deux semaines de prolongation et le rappel des mesures existantes", a-t-il déploré, en réaction aux mesures annoncées par la Première ministre Sophie Wilmès.

Combien de temps avant d'entendre que le pire est derrière nous? Combien de temps avant d'embrasser à nouveau nos proches? Le temps qu'il faudra. C'est peut-être difficile à entendre, mais c'est la réalité.

La proposition de loi accordant au gouvernement de Sophie Wilmès des pouvoirs spéciaux pour trois mois renouvelables, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et ses effets économiques et sociaux, sera bien votée jeudi à la Chambre en plénière. Le calendrier du parcours que suivra le texte a été convenu lundi lors de la conférence des présidents. Jeudi, la commission du Règlement se penchera par ailleurs sur une proposition qui devrait rendre possibles les réunions virtuelles.