Tout sur soignants

Dans la presse, certains soignants ont récemment témoigné de leur manque d'empathie vis-à-vis de leurs patients non vaccinés. Des déclarations qui ont choqué Philippe Steemans, maître de recherche au FNRS et à l'ULiège. Un cancéreux sera-t-il moins bien soigné parce qu'il fume ? Non à l'"empathie à géométrie variable", estime-t-il.

Martine Goethals est infirmière. Mais jusqu'à quand ? Elle explique les raisons qui la poussent à refuser de se faire vacciner, quitte à risquer la suspension. Qui ne sont pas d'ordre médical mais plutôt dirigées contre "la politique de la peur, de la division, de la culpabilisation".

Patrick Dupriez, ancien co-président d'Ecolo et actuel président du centre d'études Etopia, propose une alternative qui permettrait d'éviter de devoir licencier le personnel soignant qui refuserait de se faire vacciner contre le Covid. A savoir mesure l'immunité de ces soignants, ayant souvent déjà été infectés. Et ainsi "soigner symboliquement la cohésion de la société".

Une centaine de personnes, selon l'estimation de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles, se sont mobilisées lundi à 11h00 rue de la Loi à Bruxelles, devant le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke, pour s'opposer à l'entrée en vigueur de l'obligation vaccinale pour les soignants. L'action sera réitérée toute la semaine.

Le gouvernement fédéral s'est accordé, vendredi peu avant 21h, sur l'obligation vaccinale des soignants, a-t-on appris de sources gouvernementales. Selon une version de l'accord reçue dans la soirée du cabinet du vice-Premier ministre PS, Pierre-Yves Dermagne, il n'y aura finalement pas de licenciement sous certaines conditions des travailleurs qui ne seraient pas vaccinés à partir du 1er avril, mais la poursuite de la suspension du contrat de travail.