Tout sur Silvio Berlusconi

L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, hospitalisé en raison d'une infection pulmonaire due au Covid-19, "réagit de manière optimale aux traitements", a indiqué dimanche son médecin, en évoquant néanmoins un moment "délicat" car il est considéré comme une "personne fragile" vu son passé médical.

Berlusconi, 84 ans à la fin du mois, milliardaire et l'un des hommes les plus riches d'Italie, pensait probablement être à l'abri dans sa somptueuse villa Certosa. C'était sans compter "la malédiction de l'été émeraude". Elle frappe sans pitié les ultra-riches italiens qui se sont perdus dans les agapes de la jet set.

La classe politique italienne est en effervescence : le président de la République démarre mercredi des consultations expresses qui vont voir diverses formations dont le centre-gauche proposer la constitution d'une nouvelle majorité de gouvernement, en cherchant à tout prix à éviter un scrutin anticipé dès l'automne.

Ce qui est en cours aujourd'hui en Italie, dans le chef du vrai leader du gouvernement ? L'application d'une stratégie de tension politique en vue d'imposer, en réaction à un phénomène de peur exacerbée de l'Autre et de conflit de tous contre tous, son personnage de Lider Maximo, seul garant possible de l'ordre et de la sécurité.

Le récent décès de l'ex-mannequin Imane Fadil, témoin dans des procès contre Silvio Berlusconi et ses soirées "bunga-bunga", est entouré de mystère, la jeune femme semblant avoir été empoisonnée avec des substances radioactives, rapporte samedi la presse italienne.

La démographie et la religion sont les deux inconnues qui, selon l'auteur de Soumission, déterminent la trajectoire occidentale. Stop ou encore ?

Alors que l'Europe - groupe de Wisegrad, Autriche, Italie, Flandre et même Allemagne, France, Pays-Bas - s'adonne de plus en plus au populisme, la question qu'on peut se poser est : qui ou qu'est-ce qui arrêtera cette inextinguible vague, ce cri lancé dans la nuit par des Européens inquiets pour la pérennité de leur civilisation ?

Le procès du controversé député néerlandais Geert Wilders pour discrimination et incitation à la haine doit s'ouvrir lundi matin en son absence, alors qu'il brandit pour étendard la liberté d'expression à l'approche des élections législatives.

C'est ce que déclare le psychiatre flamand Dirk De Wachter. Et pour illustrer son propos, il ne brandit pas seulement le dictionnaire de psychiatrie, le fameux DSM, mais aussi des tableaux, des romans, des sculptures, exposés le temps d'un été au musée Dr. Guislain à Gand.

Le dernier roman de Michel Houellebecq, "Soumission", qui raconte l'arrivée au pouvoir d'un président musulman dans la France de 2022, rencontre un vif succès théâtral en Allemagne, où la peur de l'islam gagne du terrain, en lien avec la crise des réfugiés.